Nicolas Sarkozy a présenté aujourd’hui, sa conception du Grand Paris.

Publié le par jack palmer

Le grand Paris ne vaut que s’il est partagé par tous

Par : Bureau de presse Mis en ligne : 29 avril

 

Chacun s’accorde aujourd’hui sur une chose : la région capitale a besoin d’une ambition nationale. Il semble que l’Etat abandonne enfin une politique qui visait à affaiblir la région parisienne, les communistes qui le demandaient depuis longtemps, ne peuvent que s’en féliciter.

C’est dans cet esprit que les élus communistes sont attachés à ancrer ces projets sur les besoins et aspirations de la population francicilienne, sans oublier les catégories les plus fragiles. Nicolas Sarkozy a parlé d’un « Paris Juste ». Il ne pourra y avoir de justice si ces projets conduisent à des exclusions et des marginalisations. Le développement autour d’une dizaine de pôles n’a de sens que s’ils rayonnent autour d’eux. S’agissant des transports et du logement, les enjeux en Ile-de-France sont tels que l’Etat doit prendre toutes ses responsabilités, en particulier financièrement. Des investissements importants sont annoncés pour les transports mais il s’agit aujourd’hui de préciser qui va effectivement payer.

Nicolas Sarkozy a annoncé qu’une partie du financement proviendrait de l’augmentation du prix du foncier. Mais cela va conduire inévitablement à une explosion des loyers, et donc à l’exclusion des plus fragiles. Le seul rempart contre cette logique d’exclusion, c’est le logement social. Or, ce sujet a brillé par son absence dans le discours présidentiel. Cette impasse, assurément volontaire, est inadmissible. L’Etat doit financer à un tout autre niveau qu’aujourd’hui le logement social, pour permettre justement, que les projets de la région métropole ne servent pas, en réalité à rayer de la cartes les plus fragiles.

Si Nicolas Sarkozy a tenté de répondre aux critiques sur le caractère autoritaire de sa méthode, il s’est contenté de renvoyé à plus tard les modalités d’intervention des citoyens et des collectivités dans l’établissement et la mise en oeuvre de ses projets. Les communistes seront extrêmement vigilant pour qu’à toutes les étapes, la compétence générale soit confirmée, et que la participation des collectivités et des citoyens soit impérative.

En posant comme condition au partage des pouvoirs, le fait que les élus ne soient pas des freins, Nicolas Sarkozy fait montre d’une curieuse et inefficace conception de la démocratie. L’ implication des élus et des citoyens est la clé de la réussite.

Si la proposition d’une dérégulation des règles d’urbanisme peut paraître intéressante, elle ne doit en aucun cas être le cheval de troie qui permettra de faire basculer la région capitale sous la loi de la jungle, et la transformer en terrain de jeu pour riches spéculateurs. Dans tous les cas, le Grand Paris ne vaut que s’il est partagé par tous.

Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF. Paris, le 29 avril 2009.

 

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