Maigre plan banlieues

Les mesures du "plan banlieues" ont été déclinées vendredi à Meaux. De nombreuses annonces pour un plan dont le financement reste très en deçà des difficultés rencontrées dans les quartiers.

Le Comité interministériel des villes et du développement social urbain se déroulait vendredi à Meaux (Seine-et-Marne) sous la présidence du Premier ministre François Fillon.

Les différents ministères ont détaillé à cette occasion leurs "engagements triennaux" en faveur du plan dévoilé le 8 février par Nicolas Sarkozy, mais dont le financement reste imprécis.

Si l’enveloppe de 1 milliard d’euros sur trois ans reste affichée. La moitié de ce plan (500 millions d’euros) sera prélevé sur le budget transports du "Grenelle de l’environnement" afin d’être affecté au "désenclavement des quartiers". Il faut savoir que 70% du financement est assuré par la Région Ile-de-France. Au final, l’Etat mettra donc en tout et pour tout quelques 220 millions…

43.000 "contrats autonomie" destinés au moins de 26 ans seront créés en trois ans. Cette mesure-phare du dispositif de Fadela Amara dont l’élaboration avait connu des cahots est bien loin de s’en prendre à la situation réelle de l’emploi chez les jeunes des quartiers.

Deux cents millions d’euros seront alloués au volet éducation du plan, qui devrait être opérationnel dès la rentrée 2008 : internats de réussite, accès de 5% des lycéens issus des quartiers sensibles aux classes préparatoires, "busing" pour les écoles primaires, c’est-à-dire des transports scolaires facilitant la mixité sociale. Là encore, les suppressions de postes d’enseignants toucheront de plein fouet la politique éducative.

4.500 policiers supplémentaires seront par ailleurs affectés dans les quartiers sensibles, au sein de 200 unités territoriales de quartier (UTEQ). Ce qui ne sera en réalité qu’un redéploiement des forces de l’ordre voire le recours à des policiers à la retraite.