Vente de HLM : attention danger !

Vente de HLM : attention danger ! Demandons aux (futurs) élus de s’y opposer !

 Une aberration ! il y a urgence à négocier avec l'OPAC, pour que les Boisséens deviennent prioritaires sur le territoire de la ville.

 

Notre pays connaît une pénurie sans précédent de logements sociaux. 1,3 millions de demandes restent en souffrance. Mais le gouvernement veut développer la vente des HLM, c'est-à-dire la diminution du parc locatif social.

 

A la suite de son prédécesseur Borloo, la ministre Boutin a repris l’objectif de 40000 logements vendus par an, c'est-à-dire presque autant que de nouvelles constructions. Avec son objectif de démolitions au nom de la « rénovation urbaine », on arrive même à un solde négatif.

 

Le scandale de la politique du logement n’en finit plus d’éclater.

 

Quelles sont les motivations du pouvoir ? D’abord de continuer à assécher et détourner le financement du logement social, en premier lieu l’épargne populaire avec le Livret A, dont il veut permettre aux banques (ex : la Société Générale !) de s’emparer. Il pousse ainsi les organismes HLM à trouver d’autres ressources, notamment à monter les loyers et vendre leur patrimoine (pourtant leur raison d’être).

 

Deuxième objectif du gouvernement : soutenir le marché immobilier spéculatif en restreignant au maximum l’offre de logements accessibles. On est arrivé à la situation incroyable, au fil des politiques des gouvernements successifs, que davantage d’aides publiques, notamment fiscales, sont attribuées à des logements destinés à rentrer dans le parc privé marchand qu’à des logements sociaux (dispositifs Robien/Borloo…).

 

Malgré le désastre américain, Sarkozy a choisi d’encourager l’endettement immobilier en défiscalisant les intérêts d’emprunt. Ce ne sont pas les particuliers qui en profitent mais les spéculateurs et les banques à travers la hausse des taux et le soutien aux prix du foncier que représente cette mesure.

 

la vente des HLM : contre l’intérêt de quasiment tous les salariés!

 

Injustifiable en terme de politique du logement, la vente des HLM est défavorable aussi bien au demandeurs de logement, qu’aux locataires en place et même aux acheteurs aux revenus modestes ou moyens.

 

Les offices et sociétés HLM, à l’exemple des précédents étrangers (Grande-Bretagne…) sont tentés de vendre deux catégories de logements. Dans le premier cas, il s’agit d’ensembles mal situés et/ou exigeant d’importants travaux de rénovation. Les prix de vente ont l’air attractif mais cachent d’importantes charges aboutissant rapidement à des « copropriétés dégradées » invivables avec des logements impossibles à revendre. Dans le deuxième cas, ils cherchent à vendre les plus beaux logements, les mieux situés pour profiter des prix du marché. Là, bien souvent, les locataires sont dans l’impossibilité d’acheter et même s’ils le peuvent d’assumer ensuite les charges.

 

La baisse de l’offre de HLM, avec les ventes, contribue enfin à la hausse des loyers de l’ensemble du parc et est défavorable à tous les locataires.

 

intervenir dès à présent ! Le danger se précise.

 

Le 18 décembre 2007, le gouvernement a signé un accord avec l’Union sociale de l’habitat (USH), présidée par l’ancien ministre PS Delebarre, qui regroupe les offices et sociétés HLM. Pour la 1ère fois, l’USH accepte l’objectif de 40000 ventes d’ici 2010. Une disposition menace particulièrement les locataires en place : si leur logement est mis en vente et qu’ils ne veulent pas ou ne peuvent pas acheter, ils ne seront plus nécessairement maintenus dans les lieux mais pourront être relogés dans un appartement « équivalent », qui pourra être situé ailleurs.

 

Les garde-fous tombent même dans les villes n’atteignant pas l’objectif de 20% de logements sociaux comme Paris. Les sociétés pourront vendre la moitié du nombre des appartements qu’ils
construisent ou financent.

 

Dans le cadre de la campagne des municipales, des candidats reprennent les objectifs de vente du gouvernement. C’est notamment le cas de Panafieu à Paris qui veut supprimer 2500 HLM par vente par an.

 

Locataires, habitants, défenseurs du droit au logement, agissons dès à présent :

 

- dénonçons la politique de vente des HLM ! Soyons vigilants et surveillons l’évolution de chaque ensemble de logements sociaux !

 

- exigeons des futurs élus municipaux qu’ils s’engagent contre les ventes de HLM !

 

-combattons les opérations de spéculation immobilière.