Sabotage SNCF :Témoignage d’un genevois de la Communauté de Tarnac

Un genevois membre de la communauté de Tarnac a été perquisissionné mais non interpellé, contrairement à ce que disaient les médias . ( témoignage dans le lien Tribune de Genève )

Par ailleurs les dix prévenus ont vus leur garde à vue prolongée de 24 h et sont auditionnés dans le cadre d’une enquete pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste .

La loi prévoit qu’après 48h d’interrogatoire par les policiers de l’antiterrorisme, les prévenus ont le droit de s’entretenir avec un avocat

Pour rappel, ses interpellation ont eu lieu dans le cadre d’une opération appelée " Taiga "et a mobilisé plus de 150 policiers .

ps : en parrallèle avec un article nauséabond du Figaro, des commentaires très pertinents ( ils apparaissent en rouge dans l’article )


Pris pour l’un des «saboteurs» de TGV, un Genevois raconte

TÉMOIGNAGE | Mardi à l’aube, l’épicerie de Tarnac (France) a été perquisitionnée par la Brigade antiterroriste. Son gérant, un Genevois, a été réveillé en sursaut.

XAVIER LAFARGUE

«C’est un mauvais film !» Au téléphone, Paul Kohler. Cet ancien secrétaire de la Fédération genevoise d’échecs, âgé de 38 ans, est parti s’établir dans un village paumé au milieu de la France, Tarnac, en Corèze. Il y a ouvert une petite épicerie. Qui a été perquisitionnée avec fracas, mardi matin à l’aube, par les hommes de la Brigade antiterroriste française. Une descente musclée qui fait suite aux multiples actes de sabotage ayant touché le réseau TGV français, entre le 26 octobre et le 8 novembre (lire la «Tribune» d’hier). Pris pour l’un des «saboteurs», Paul raconte.

«Les policiers nous ont réveillés sans ménagement, à 6 h du matin. Ils cherchaient des personnes impliquées dans les actes de sabotage visant la SNCF. Je dormais ici, dans l’épicerie, dont je suis l’un des cogérants. On fait aussi bar, tabac et station-service. La police est restée jusque dans l’après-midi. Je n’ai pu rouvrir qu’à 15 h 30.»

Des documents ont-ils été saisis, des personnes interpellées? Hier soir, Paul ne souhaitait pas s’étendre sur ce sujet. En revanche, à aucun moment lui-même n’a été inquiété. Ni placé en garde à vue, comme le laissaient entendre certains journaux. «Là, je tombe des nues, lance-t-il. J’ai seulement dû décliner mon identité. Je n’ai pas du tout été interpellé ! J’ajoute qu’aujourd’hui, j’ai fait ma tournée dans les patelins avoisinants, car l’épicerie est ambulante, et j’ai plutôt eu des encouragements et du soutien partout où je me suis arrêté.»

Biennois d’origine, Paul a pendant bien des années élu domicile à Genève. Il était connu dans le petit monde des échecs. Il a été secrétaire de la Fédération genevoise pendant deux ans, jusqu’en 2006. «Un bon joueur de club, 1800 à 1900 points au classement ELO», confirme Philippe Martin, l’actuel président de la fédération, qui l’a côtoyé durant ces années. «Mais je ne peux pas croire qu’il a pu participer à des actes de sabotage sur les lignes TGV ! Non, Paul était sans aucun doute en marge de la société, il habitait dans un squat, je crois. Il avait des idées bien à gauche, mais quand même ! Il avait d’ailleurs monté un club d’échecs dans un squat. Là, il était très positif, constructif socialement.»

Une épicerie appréciée

C’est sans doute pour vivre un peu différemment que Paul est parti à Tarnac, petit village de 350 âmes. Et qui se félicite d’avoir, aujourd’hui, une épicerie-bar-tabac, vantée par les habitants. D’autant plus chaleureusement depuis les événements de mardi. «Mais songez qu’à la fin des années 60, il y avait encore une bonne dizaine de bars à Tarnac, souligne Paul. C’est un village qu’on a vidé de ses habitants…» Mais qui a été bien secoué, mardi matin ! D’autres perquisitions ont également eu lieu à Paris, Rouen et dans la Meuse. Une dizaine de personnes ont été placées en garde à vue, dont une femme née en Suisse. Il semble néanmoins que le chef présumé de ce groupuscule ­défini comme «anarcho-autonome» était établi à Tarnac.

Hier soir, cependant, selon les agences, une source judiciaire confiait que les enquêteurs ne disposaient d’aucune preuve formelle de l’implication de ces dix personnes dans les actes de sabotage ayant visé le réseau de la SNCF.

http://www.tdg.ch/geneve/actu/pris-...


RAMASSIS DE CONNERIES : QUAND LE FIGARO AGITE LE SPECTRE DES “TERRORISTES D’ULTRAGAUCHE” POUR FAIRE PLAISIR À ALLIOT-MARIE

Cet article du plumitif du Figaro est un chef d’oeuvre de désinformation et de manipulation de l’opinion. Il se trouve que nous connaissons certains des interpellés de Tarnac et nous ne les reconnaissons absolument pas dans le portrait “tremblez braves gens” qui est dressé ici… Outre la soupe qu’il sert complaisamment à Alliot-Marie, le journaliste utilise tous les petits procédés rhétoriques pour faire croire à un vaste complot de fous nihilistes s’apprétant à faire sauter l’Etat… tout est bon pour faire peur au populo et lui faire accepter encore plus de surveillance… et détourner son attention des mesures gouvernementales en cours…

Sabotages de la SNCF : la piste de l’ultragauche

[ Christophe Cornevin - LE FIGARO - 12/11/2008 ]

Susceptibles d’être violents, ces nihilistes clandestins voulaient s’attaquer à un symbole de l’État.

Les saboteurs du rail auraient presque pu être interpellés en flagrant délit tant ils étaient surveillés depuis des mois par les services de renseignements.

(NdL&I : Ils étaient surveillés et malgré cela ils ont pu réaliser une opération à la logistique aussi lourde, au nez et à la barbe de leurs surveillants ? Et ce alors que la majorité du groupe n’a pas quitté Tarnac aux dates où les sabotages ont eu lieu ? Soit ces mecs sont très forts, soit les flics sont très cons)

Il aura donc fallu une enquête éclair d’à peine 48 heures avant de démanteler le groupuscule d’ultragauche qui a posé dans la nuit de vendredi à samedi dernier cinq pièges d’acier sur les caténaires du réseau SNCF enfin d’en perturber le trafic.

Mardi, pas moins de dix personnes - cinq hommes, quatre de leurs compagnes et la mère d’un dernier - ont été interpellées par la sous-direction antiterroriste (SDAT) et les gendarmes à Rouen, Paris, Limoges, dans la région de Nancy ainsi qu’à Tarnac. C’est d’ailleurs dans ce petit village corrézien que les gendarmes ont appréhendé, retranchés dans une ferme isolée, le «cerveau» et deux femmes membres présumées du réseau.

(NdL&I : Le “cerveau” est un “deep ecologist” de 33 ans qui cultive ses propres légumes et a participé aux blocages des trains CASTOR aux côtés de dangereux terroristes comme Dominique Plancke, élu du Nord. Il a aussi manifesté contre le CPE, a signé des pétitions contre EDVIGE et lit le journal “La Décroissance”. Avec un profil pareil, il est bon pour Guantanamo… tout comme un paquet d’autres gens en France )

Présentés comme «appartenant à l’ultragauche, mouvance anarcho-autonome», les suspects, en totale rupture de ban avec la société, vivaient en communauté. «Leur vie autarcique, qui n’avait aucune connotation sectaire, garantissait leur clandestinité», précise un policier. Embarqués dans un mode de vie altermondialiste, vivotant pour certains du négoce de produits agricoles, fuyant le regard des rares riverains qui les entouraient, ces apprentis terroristes de la gauche ultra présentaient un profil bien particulier. Âgés de 25 à 35 ans pour le plus âgé, ces nihilistes considérés comme «potentiellement très violents» étaient articulés autour d’un petit «noyau dur» d’activistes déjà fichés pour divers actes de violences et de dégradation.

(NdL&I : Ils étaient tellement clandestins qu’ils avaient un site Web !!!! Et ils fuyaient tellement le regard des riverains qu’ils habitaient à côté de la mairie et tenaient une épicerie… et jouaient aux boules avec le Maire !!!

Quand au fichage, pour actes de violence, il s’agit des classiques interpellations pour barbouillage de panneaux de pub… et le traditionnel “outrage” qui accompagne désormais toute arrestation de militants lors d’une manif quelconque…

Mais le plumitif veut nous faire croire qu’il s’agit d’une version moderne de la Bande à Bonnot. Ca tombe bien, il y a un film sur la Bande à Baader au cinoche !)

Aucun ne travaillait

Deux d’entre eux avaient notamment été repérés à la fin de janvier pour des troubles à l’ordre public provoqués en marge d’une réunion anarchiste se tenant à Times Square à New York. Avec une rare véhémence, ils protestaient alors devant un centre de recrutement de l’armée américaine qui, d’ailleurs, a été frappé par un attentat le mois suivant. En France, le groupuscule s’était distingué lors des manifestations lycéennes de décembre 2007 ou, plus récemment, parmi les associatifs appelant à la disparition du fichier de police Edvige.

(NdL&I : Des chomeurs terroristes qui réussissent à se payer un billet d’avion pour New York, au plus fort de l’hystérie sécuritaire US ? Tu nous prends pour des cons Christophe ? Quand aux manifestations anti-CPE ou anti-EDVIGE, le Figaro est trop content de servir la soupe à sa copine Alliot-Marie et de réduire les manifestants à des “terroristes en puissance”.)

A priori, aucun d’entre eux ne travaillait. «Cela ne correspondait pas à leur philosophie», lâche un enquêteur.

(NdL&I : On aimerait savoir qui est cet “enquêteur”. Si par “ne pas travailler” il entend que ces personnes n’étaient pas des salariés “metro-boulot-dodo”, alors en effet… mais dans ce cas là il y a des millions de personnes - agriculteurs, commercants, artisans - qui “ne travaillent pas” en France. Probablement parce que cela ne “correspond pas à leur philosophie”… Encore une fois, le plumitif tente de nous dresser un tableau de nihilistes oisifs et tarés, vivant aux crochets de la “bonne société”. Tremblez braves gens ! )

Les femmes de la bande, (NdL&I :Notez l’élégance toute phallocratique de l’expression, “les femmses de la bande”. ) quant à elles, sont plus volontiers dépeintes sous les traits de «filles de bonne famille issues de la bourgeoisie de province». Un profil somme toute guère étonnant au regard de la jeune fille chic en Burberry qui répondait au nom de Joëlle Aubron à l’époque d’Action Directe.

(NdL&I : Aaaah, en 30 ans, aucun des arguments de la droite n’a changé. Les radicaux sont toujours des fils de bourgeois dégénérés et des petites jeunes filles écervelées… un grand classique. Or dans le cas présent, les membres du groupe sont issus de familles RMIstes, enseignants, petits-fonctionnaires, agriculteurs… on est loin de la bourgeoisie dégénérée qui fréquente les écoles de journalisme et les cafés du Boulevard Hausmann )

Dès son arrivée au ministère de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, très sensible aux «risques de résurgence violente de l’extrême gauche radicale», a demandé à ses services de renforcer les surveillances.

(NdL&I : C’est bien Christophe, bon toutou, tu n’oublies pas de citer ta patronne… mais il fallait nous le dire tout de suite que tu bossais pour le Service d’information du Ministère de l’Intérieur. )

Les agents de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, ex RG-DST), qui avaient secrètement déployé leurs antennes, ont ciblé et identifié avec patience les «objectifs» appréhendés mardi. Olivier Besancenot, le leader trotskiste, a affirmé que les actes de sabotage «ne sont pas et ne seront jamais ceux de la LCR», tandis que SUD-Rail a mis en garde «ceux qui frisent la diffamation en voulant confondre terrorisme et action syndicale».

Déjà confondus par des éléments techniques, dont de l’ADN, les saboteurs du rail devront expliquer la présence de matériel d’escalade confisqué en perquisition à leur domicile. «Nous commençons à imaginer comment ils ont fixé les fers à béton sur les caténaires, confiait mardi après-midi une source proche de l’enquête. En revanche, nous tentons toujours de comprendre comment ils ont pu intervenir sur des câbles dans lesquels courent 25 000 volts…»

(NdL&I : Aucune mention du fait que la plupart des appréhendés ont été relachés avant même le découlement du délai légal… quand aux “confondus par des éléments techniques”, on brûle de connaître le dossier !!! )

Dans la mesure où aucun cheminot ne figure parmi les suspects, reste à déterminer s’ils ont bénéficié d’une aide extérieure. «Ces gens ont voulu s’attaquer à la SNCF, car c’est un symbole de l’État et ils savaient que leurs actes auraient un fort retentissement médiatique», a affirmé Michèle Alliot-Marie.

(NdL&I : Elle en sait des choses Michelle dis donc. Pour notre part, il s’agissait plutot d’opérations de répétition en vue de blocages de trains nucléaires. La technique du crochet à catenaire est abondamment décrite dans la “Direkte Aktionen Fibel” publiée par les anti-nucléaires allemands et librement en vente dans la moindre boutique “radikal” de Berlin. Le PDF est disponible sur tous les réseaux P2P. )

Mais mardi, alors qu’un dernier suspect était recherché, la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) s’attendait à ce que les suspects ne soient guère loquaces pendant les 96 heures que doit durer leur garde à vue. Ils encourent trois à dix ans d’emprisonnement et jusqu’à 75 000 euros d’amende.

http://libertesinternets.wordpress....

De : nazairien
jeudi 13 novembre 2008

De Démocrypte, en comm’ sur Betapolique (http://www.betapolitique.fr/Qui-sont-les-vrais-saboteurs-de-la-16829.html#forum20407) :

Comment reconnaître un terroriste du rail ?

1. Un terroriste du rail se reconnaît au fait qu’il est contre la guerre, mais avec une « rare véhémence ».

A tout seigneur, tout honneur, précisons que nos fins limiers ont été mis sur la piste des « terroristes de Tarnac » (Tarnac, 350 habitants, une église du XIème siècle, un château du XVIIème et 40 km de chemins de randonnée) par les américains qui ont signalé leur « chef » à la police française, comme le note le Figaro : « repérés à la fin de janvier pour des troubles à l’ordre public provoqués en marge d’une réunion anarchiste se tenant à Times Square à New York. Avec une rare véhémence, ils protestaient alors devant un centre de recrutement de l’armée américaine qui, d’ailleurs, a été frappé par un attentat le mois suivant. »

2. Un terroriste du rail se fait passer pour un individu « normal » : il trompe son monde en se dissimulant sous les traits de fermiers ou d’épiciers.

Le journal La Montagne avait rencontré les six jeunes femmes et quatre jeunes hommes devenus les « terroristes de Tarnac »... et n’y avait vu que du feu !

Le journal « La Montagne » nous les décrit comme habitants d’un bâtiment appelé « La ferme » qu’ils avaient achetés. Le maire de la commune, Jean Plazanet a déclaré à l’AFP que les jeunes qui l’occupaient l’avaient acheté en 2003. Ils y élevaient des moutons et entretenaient un potager. Cette communauté recevait des visiteurs venant de Grèce ou d’Italie. Ils étaient très bien intégrés dans la commune où l’un gère une épicerie qui fait également office de station-service. Les habitants interrogés ont été unanimes : ils sont très sympa.

« Il y a trois ans, en posant leurs valises sur le plateau, dans un hameau non loin de Tarnac, Gaëtan, 25 ans, et Benjamin, 30 ans, ne pensaient pas devenir commerçants. Lorsqu’ils ont débarqué avec une vingtaine de potes pour retaper une vieille ferme, les rumeurs ont d’ailleurs été bon train. "Tout est parti de notre volonté de travailler là où on vit. Car on n’est pas venu ici pour faire du fric", explique Gaëtan. Pour preuve, il est également devenu président du comité des fêtes", observe la Montagne.

3. Un terroriste du rail écrit

Autre élément à charge : il semble qu’ils écrivaient ! Selon Sud-Ouest, ce groupe aurait participé à la rédaction d’un ouvrage intitulé « L’insurrection qui vient », signé d’un énigmatique « Comité invisible » et paru aux éditions de La Fabrique. En voici quelques extraits.

4. Un terroriste du rail est étroitement surveillé par la police, mais parvient toujours a déjouer sa vigilance pour commettre ses forfaits sans jamais laissé ni indice, ni trace.

Voilà qui est accablant pour nos dix de Tarnac, c’est même signé : il n’y a pas de preuves contre eux comme le note le point. Seul des terroristes peuvent détruire les preuves avec autant d’adresse alors qu’ils sont étroitement surveillé par la police !

5. Les terroristes commettent des attentats même pendant leur garde à vue

C’est ainsi qu’un train percute une plaque de béton posée sur les rails par malveillance près d’Alençon, le 11/11 à 17h30, alors que les 10 jeunes gens étaient en garde à vue.