Val-de-Marne. « Plus qu’un département, un service public ! »

Publié le par jack palmer

La réforme des collectivités locales, rt le Grand Paris.

Christian Favier, président (PCF) du conseil général du Val-de-Marne.

Avec la réforme, l’avenir des départements est-il en cause ?

Christian Favier. La philosophie du projet vise à réduire la dépense publique, les services publics par le rapprochement des régions et des départements. L’objectif est de faire « évaporer », comme le disait Édouard Balladur, les départements. La première étape est la mise en place du conseiller territorial qui siégera dans les deux assemblées. C’est grave de conséquences. Á la différence de la région, le département mène, dans la proximité, une action de solidarité sociale et territoriale. Nous avons coutume de dire que « le Val-de-Marne, plus qu’un département, est un service public ! ». En effet, le conseil général, c’est une intervention multiforme et… 300 lieux d’implantations et autant de liens avec la population. Aucune autre collectivité ne remplacera le département. Si celui-ci devait disparaître ou même voir son action entravée, c’est le service public, donc les populations, qui en subiraient les conséquences.

L’institution départementale n’est donc pas dépassée ?

Christian Favier. Bien au contraire. Le département a fait la démonstration qu’il est un espace de coopération avec les communes pour porter des projets communs, qui ne pourraient pas l’être au niveau régional. De même qu’il est un partenaire important pour faire vivre, avec la région, les choix stratégiques en matière de développement économique et urbain, de transports, etc.

Le gouvernement entend remettre en question la compétence générale. Comment réagissez-vous ?

Christian Favier. Remettre en question la compétence générale, c’est remettre en question ce principe fondamental de la libre administration des collectivités locales. C’est une dimension démocratique essentielle. Si le gouvernement va jusqu’au bout en la matière, ce qui n’est pas certain tant les oppositions sont fortes, cela mettra à mal nombre de projets portés en partenariat avec des collectivités ou par des associations. De ce point de vue, les financements croisés, ceux portés par plusieurs collectivités, sont décriés à tort. Souvent le financement d’une collectivité pour tel projet est l’élément déclencheur et dynamisant.

Cette volonté de maintenir la compétence générale est partagée par les autres présidents de conseils généraux ?

Christian Favier. Oui. Il faut clarifier les compétences entre les régions et les départements. Mais abroger la compétence générale mettrait en difficulté les populations et les autres collectivités. Nous avons lancé une large consultation et une pétition sur cette question. Les 4 000 conseillers généraux de France, toutes appartenances politiques confondues, se retrouveront, le 16 novembre, à Paris, pour se faire entendre des pouvoirs publics.

Entretien réalisé par M. S.

 

Le Val-de-marne en bref…

47 communes 3 arrondissements 49 cantons 6 intercommunalités

Histoire

Le département du Val-de-Marne a été créé le 1er janvier 1968, en application de la loi du 10 juillet 1964, à partir de la partie sud-est de l’ancien département de la Seine (29 communes) et d’une petite portion de celui de Seine-et-Oise (18 communes).

Population

Á la création du département, il comptait 1 121 319 habitants. La population totale est aujourd’hui de 1 310 345 (recensement de 2007), ce qui le place au 10e rang national.

 

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Publié dans Département 94

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