L’Etat doit respecter ses obligations de solidarité et cesser de jeter des centaines de familles à la rue
Voila, messieurs du POI de Boissy, une intervention qui devrait vous faire regretter d'avoir mentis aux Bosséens dans votre quatre page. Celui ou vous mettez les forces du Kapital au même niveau que le président Communiste du Conseil Général.
Mais votre anti communisme primaire vous aveugle ...
Créteil, le 6 avril 2011
L’Etat doit respecter ses obligations de solidarité, donner au Samu social les moyens de fonctionner et cesser de jeter des centaines de familles à la rue
Alors que la trêve hivernale vient de prendre fin, l’Etat a pris une décision inacceptable et scandaleuse en réduisant les budgets du Samu social du Val-de-Marne et des nombreuses associations qui interviennent pour l’hébergement d’urgence des personnes et des familles sans abri.
Ces réductions budgétaires ont pour effet direct la suppression de 500 nuitées hôtelières et la fermeture de plus de 100 places hivernales : 600 familles vont ainsi se retrouver à la rue sans aucune solution d’hébergement. Par ailleurs, la baisse, jusqu’à 10%, des budgets des centres d’hébergement et de réinsertion sociale va rendre encore plus difficile le travail d’accompagnement d’insertion.
Hier, l’Etat a demandé à la Croix Rouge Française, gestionnaire du Samu social et du service d’accueil téléphonique de veille sociale de mettre fin à 50 prises en charge par semaine.
Dès hier soir la Croix Rouge a commencé à mettre en œuvre ces décisions, conduisant des familles à se retourner vers les espaces départementaux des solidarités dont ce n’est ni la responsabilité ni la vocation de les héberger.
Il est injuste et révoltant de voir ainsi l’Etat s’en prendre aux plus fragiles de nos concitoyens et aggraver encore l’exclusion de celles et ceux qui sont en situation d’extrême vulnérabilité.
Il est injuste et révoltant de voir l’Etat abdiquer de ses missions et renoncer à la solidarité la plus élémentaire due aux plus démunis tout en protégeant les plus riches et leurs profits, en laissant la spéculation immobilière la plus effrénée perdurer sans aucune réponse concrète soit apportée à la crise du logement social.
Aux termes de l’article L 345-2 du code de l’action sociale et des familles, les services de l’Etat doivent « proposer une réponse immédiate en indiquant notamment l’établissement ou le service dans lequel la personne ou la famille intéressée peut être accueillie ». L’Etat doit respecter la loi et honorer ses obligations légales plutôt que de les renvoyer de fait vers le Département, auquel par ailleurs il ne donne même pas les moyens de financer les allocations nationales de solidarité.
Dès le lendemain de ma réélection, j’ai demandé au Préfet du Val-de-Marne, ainsi qu’au Préfet de Région, d’organiser sans délai un moratoire financier et une table ronde à laquelle jusqu’ici il a opposé une fin de non-recevoir.
Je réitère instamment ma demande, en interpellant également la Croix Rouge, les associations gestionnaires de l’urgence et de la réadaptation sociale, ainsi que les maires du Val-de-Marne.
Nous ne devons pas laisser cette situation s’installer et les drames humains se multiplier.
Christian Favier
Président du Conseil général du Val-de-Marne
Fichiers attachés
Contact
BUREAU DE PRESSE - CONSEIL GÉNÉRAL
Delahaye Jean-Pierre
Hôtel du département - 21-29 avenue du général De Gaulle
94054 Créteil
Ecouter