Le « racisme ordinaire » de la Police Aux Frontières

Publié le par jack palmer

Entretien / vendredi 5 novembre par Anaëlle Verzaux

Sihem Souid est entrée dans la police en 2006. Dans un livre, Omerta dans la police, elle raconte les débordements, parfois violents, des flics de la PAF d’Orly. Toujours en fonction, elle a néanmoins dû changer de service.

Sihem Souid est entrée dans la police en 2006. Trois années durant, elle a travaillé à la Police aux frontières (PAF) d’Orly, où elle a assisté à des scènes choquantes. Une femme noire entièrement déshabillée pour être fouillée, des insultes proférées (« avions de bougnoules »), un racisme ordinaire. Dont elle a été elle-même victime.

Sihem Souid raconte, avec beaucoup d’émotion, ces débordements dans un livre, Omerta dans la police (le cherche midi éditeur). Combative, elle a aussi déposé une plainte contre sa hiérarchie, avec 7 autres personnes, pour discrimination. Elle a depuis changé de service.

Lundi 1er novembre, Sihem Souid a donc repris ses fonctions, au service de prévention de la police de Paris. « Ca s’est bien passé, a-t-elle confié à Bakchich, mais une enquête disciplinaire a été diligentée à mon encontre par le service de déontologie et de soutien aux effectifs de Paris (le service de sanction de la PP) ». En cause, la photocopie de sa carte de réquisition qui apparaît en couverture de son livre et dans un article du Nouvel Observateur. Elle a été auditionnée mercredi 3 novembre.

« On continue à harceler les personnes qui dénoncent des vérités, s’est-elle exclamée. Par contre, on attend toujours que les personnes dont les pratiques sont dénoncées dans le livre soient convoquées ». Une huitième personne vient de déposer plainte, pour discrimination. Nul doute que cela fera réagir le ministère de l’Intérieur…

 

Entretien / vendredi 5 novembre par Anaëlle Verzaux

Lire ou relire dans Bakchich :

Jean-Hugues Matelly était chef d’escadron de la Gendarmerie nationale. En mars 2010, il s’est fait radier des cadres par décret présidentiel, pour avoir critiqué la fusion de la gendarmerie nationale avec la police. (…)

Le ministère de l’Intérieur dénonce dans des notes internes, que « Bakchich » s’est procurées, les nombreuses erreurs contenues dans le fichier STIC. Gare au contrôle de la CNIL !
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Publié dans On se parle

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