Face à la crise, le plan d'urgence du PCF face à la crise
Le plan d'urgence du PCF face à la crise
Comme décidé au Conseil national du PCF réuni vendredi, sa direction exécutive a présenté, hier, les grands axes de son plan d’urgence économique et sociale. « Cela fait maintenant trois mois que Nicolas Sarkozy prétend combattre la crise, et cela fait trois mois que les conséquences de la crise s’aggravent, que les vagues de licenciement déferlent, que le pouvoir d’achat dégringole », a constaté Pierre Laurent lors d’une conférence de presse, hier, au côté de Marie- George Buffet, au siège du PCF.
Pour lui, « ce n’est pas aux salariés de payer la crise des marchés financiers ». « En finir avec les politiques d’écrasement des dépenses publiques et sociales aurait le double mécriants et de créer les conditions d’une relance intérieure saine ». Le Parti communiste appelle donc « ses militants à être de toutes les ripostes, et à y porter des choix politiques alternatifs » pour « mettre à contribution les profits et les dividendes, et mettre sous protection les salaires et l’emploi » et « relancer l’investissement public et privé ». Pierre Laurent a annoncé « trois journées de mobilisation nationale les 22, 23 et 24 janvier, devant des dizaines de sites touchés par les suppressions d’emplois, devant des sièges de grandes banques, devant des grands centres commerciaux », pour « organiser l’action avec les salariés » et populariser ce plan d’urgence.
Afin de « favoriser les convergences », le PCF entend donc « rencontrer dans la prochaine période les formations politiques de gauche, les organisations syndicales, les associations » pour échanger « sur la situation et les actions à envisager ».
Par ailleurs, les communistes seront de toutes les luttes déjà décidées, avec le 24 janvier « un temps fort sur la question de la santé et de la situation hospitalière » pour exiger le retrait de la loi Bachelot. Un quatre-pages sera édité à cette occasion à plus d’un million d’exemplaires. Enfin, au lendemain de ces trois journées d’action, « nous poursuivrons notre mobilisation durant la semaine de la mobilisation syndicale unitaire du 29 janvier, à laquelle nous apporterons tout notre soutien ».
Sébastien Crépel