La france sarkozyenne - le post psy
Il ne m'appartient pas dans cet article, de commenter d'un point de vue politique le déroulement de l'université d'été du parti Socialiste à la Rochelle; c'est bien heureux, car je m'en contrefiche un peu du PS, surtout quand il s'agit de savoir si les Aubrystes, ou les Moscoviciens, ou les Montebourgeois parviendront ou pas , de SMS en déjeuner, de motion en contre-motion, à "périmétrer un pôle ayant vocation à constituer un axe"; car c'est ainsi qu'ils parlent ...Un malaise, pourtant, le sentiment pénible d'une intuition qui ne veut pas se laisser saisir me sont venus en regardant quelques images de ces journées, et c'est de cela que je voudrais parler ici.
Ils présentent bien, ils sont propres sur eux, nos hiérarques socialistes. Les femmes sont élégantes, il n'y a pas à dire; les hommes avaient quand à eux choisi la formule costard-cravate. Chic ostensiblement porté sans la cravate, ce qui semble être le must bobo du moment. Je les regardais, donc, et ce qui m'intriguait, au-delà des propos tenus, c'est à quel point ils me semblaient tous étrangement frappés d'irréalité. Comment dire? Ils arboraient de la perte. Il en émanait de l'absence. Perte de quoi? Absence de quoi?
Je finis par trouver: d'histoire. Comme si le corps politique constitué par le PS était atteint (pardon pour cette métaphore désagréable) d'une disparition de globules hérités, d'une sorte de leucémie historique. Car on dira ce qu'on voudra, mais le PS, le PS actuel, c'est le reste de tout un pan de l' histoire de France et de son peuple. Une longue histoire dans laquelle il y eut de grands hommes, des combats ouvriers et populaires, des luttes politiques féroces. Et puis des idées, des doctrinnes; une philosophie, des passions, de l'éloquence. Un idéal, aussi, qui concernait la France et son peuple; qui contribuait même à les faire ce qu'ils étaient, l'un et l'autre. Comment dire? J'avais l'impression que tous ces gens que je voyais là ne le savaient plus. n'y pensaient plus. Un peu comme les rinocéros, dans la pièce de Ionesco, qui une fois devenus rinocéros, n'ont eu en toute bonne fois aucun souvenir d'avoir été autre chose que des rinocéros. C'est éffacé du disque dur. D'ailleurs, ils adorent ce genre de vocabulaire: disque dur, logiciel, think tank. Ca fait très chic en ce moment dans le microcosme.
Vous dites? Le peuple? De grâce, pas de grossièretés!
Laissez-nous donc périmètrer un pôle ayant vocation à devenir un axe.
Tiens, la politique reviens, mise au point.
« Ce n’est pas Julien Dray qui décide des alliances du parti communiste »
Mis en ligne : 9 septembre
Propos de Julien Dray sur France 2 : Dartigolles (PCF) : « ce n’est pas Julien Dray qui décide des alliances du parti communiste »
Julien Dray a déclaré ce matin sur France 2, dans l’émission « les quatre vérités » : « il (ne) s’agit pas de changer les alliances, il (ne) s’agit pas de prendre le modem et d’abandonner le parti communiste, il s’agit d’avoir une coalition qui rassemble tout le monde autour d’un projet ».
Il est regrettable de constater que pour Julien Dray, les alliances se construise comme on fait son marché. Il est donc nécessaire de rappeler certains faits.
En premier lieu, ce n’est pas Julien Dray qui décide des alliances du Parti communiste. Ensuite, François Bayrou, son parti et ses idées sont à droite.
L’avenir de la gauche est dans la construction d’un rassemblement et d’un projet bien ancré à gauche. Chaque fois que l’on s’écarte de ce chemin, la sanction se fait plus forte à chaque fois.
Les français attendent de la gauche qu’elle propose une alternative forte et crédible à la droite, et non pas qu’elle se livre à calcul politicien. Il serait temps que Julien Dray tire des conséquences politiques des échecs répétés de la gauche.
Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF
Paris, le 9 septembre 2008.