Fermeture du centre de sécurité sociale de Boissy.

Publié le par jack palmer

Ca y est, le centre de sécurité social de Boissy est fermé depuis le 31 Mars, sans tambour ni trompette.

Sans informer les assurés, sans consulter les maires des villes concernées, sans associer les organisations syndicales, la Direction générale de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie, lors du Conseil d’administration du 29 octobre 2007, a décidé de vendre l’ensemble des 20 centres de paiement de la Sécurité sociale du Val-de-Marne (vote contre des syndicats CGT, UGICT-CGT, FO).

En prévoyant de regrouper toutes les activités rattachées aux prestations des assurés sociaux du Val-de-Marne sur trois plates-formes, le plan « convergences 2007-2009 » va priver les assurés sociaux de services de proximité essentiels au suivi des dossiers d’assurance maladie. Les personnes les plus fragilisées par la précarité et l’éloignement géographique en seront inévitablement les premières victimes.

Comité Départemental de Défense de la CPAM du Val-de-Marne


Désormais, les assurés doivent faire attente dans les allées du centre commercial.
La nouvelle municipalité,  sitôt élu et sous la responsabilité de Régis Charbonnier a publié un voeu pour le maintien du centre à Boissy.
Une demande de rendez vous avec le directeur de la CPAM du Val de Marne a été demandé avec insistance. A ce jour, pas de retour.
Nous avons décidé de poursuivre et intensifié les signatures de pétitions et le recueil de témoignages des assurés mécontents de cette situation.

Les organisations de Gauche sur la ville accompagnés par leurs élus ont décidés de se mobiliser pour amplifier et organiser la colère des assurés sociaux, pris en otage. Des points de rencontres sont mis en place pour populariser et signer le voeu municipal.
Vendredi 16 Mai: 7h à 9h au RER, puis de 17h30 à 19h, au centre commercial
Samedi 17 Mai, de 10h à 12h30, au centre commercial, ainsi qu'en haut de la rue de Paris.
Dimanche 18 Mai, de 10h à 12h30, sur le Marché, en haut de la rue de paris, à la boulangerie du Bois Clary et au Leader Price.
Un tract reproduisant le voeu municipal est distribué dans toutes les boites aux lettres de la ville.
Des démarches au delà de notre ville sont déployées pour associer les élus du Plateau Briard et de Sucy, ville concernées par ce centre de traitement.
Un courrier est adressé aux députés et sénateurs du Val de Marne.

Pour les communistes, au delà de la fermeture du centre de Boissy, c'est tout un dispositif de casse anti social qui s'est accéléré avec l'election de Nicolas Sarkozy depuis un an.
 Parce qu’elles sont immorales : demander aux malades de payer pour les autres malades, c’est leur infliger la double peine : coupables d’être malades !
 Parce qu’elles sont dangereuses : ajoutées aux précédentes franchises (forfait de 1€, forfait hospitalier, sur les transports etc…) ainsi qu’aux déremboursements de médicaments, de plus en plus nombreux, et aux dépassements d’honoraires qui se systématisent, elles retardent ou empêchent l’accès aux soins.
 Parce qu’elles sont un non-sens économique : toutes les analyses prouvent que le retard à l’accès aux soins coute beaucoup plus cher, et que, au contraire, la prévention et un suivi régulier sont facteurs de meilleure santé ET d’économies pour l’assurance maladie.
 Parce qu’elles sont la porte ouverte à la privatisation de la sécurité sociale : par une manipulation perverse visant à nous persuader que la solidarité, c’est de la charité, pour ceux qui refusent de « se lever le matin pour travailler plus »
 Parce que l’objectif caché de Sarkozy, derrière l’argument compassionnel « d’aider les malades d’Alzheimer », est de remplacer le principe d’un système de santé solidaire financé par tous, permettant à tous de se soigner, par celui du « chacun pour soi » : comme aux Etats-Unis, où les dépenses de santé sont les plus élevées du monde, et augmentent le plus. Et où 18 000 personnes meurent, chaque année, car elles n’ont pas pu se soigner !
 Parce que, après les franchises, Sarkozy veut aller encore plus loin et propose : « de distinguer pour les maladies de longue durée, ce qui relève de la solidarité et ce qui relève de l’assurance privée ».

CONSEIL GENERAL DU VAL-DE-MARNE - Séance du 12 Novembre 2007 - VOEU D'URGENCE PRESENTE PAR PASCAL SAVOLDELLI AU NOM DU GROUPE COMMUNISTE - adopté à la majorité - Organisation du service public de la Sécurité sociale dans le Val-de-Marne - Demande de table ronde auprès du Préfet du Val-de-Marne

  Considérant que le Conseil d’administration de la CPAM du Val-de-Marne a donné un avis favorable à la vente du patrimoine immobilier de la CPAM le 29 octobre dernier avec l’objectif de fermer les vingt derniers centres de la CPAM du département ;

 Considérant que cette décision résultant du « projet convergences 2007-2009 » a été prise sans concertation préalable avec les organisations syndicales des agents, les unions départementales des assurés sociaux, qui pourtant s’alarment depuis des mois devant les conséquences de ce projet sur la qualité du service rendu par les agents de la CPAM auprès des assurés sociaux  et sur la proximité des services d’assurance maladie ;

  Considérant les nombreuses sollicitations auprès du Directeur général de la CPAM, du Président du Conseil de la Caisse, du Premier Ministre, pour instaurer une véritable concertation avec les représentants légitimes des assurés sociaux et des personnels, les organisations syndicales CGT, UGICT-CGT et FO de la CPAM, un large Comité départemental de défense de la CPAM, des milliers d’assurés sociaux, des parlementaires, de nombreux élu-e-s locaux de toutes sensibilités, 20 Conseils municipaux (souvent à l’unanimité), le Président du Conseil général du Val-de-Marne.



  • Devant l’urgence de la situation et l’ampleur des inquiétudes suscitées par le « projet convergences 2007-2009 », le Conseil général du Val-de-Marne :demande au Préfet du Val-de-Marne, Monsieur Tomasini, d’œuvrer à l’ouverture d’un dialogue le plus rapidement possible en réunissant une table ronde sur l’organisation du service public de sécurité sociale en Val-de-Marne. Celle-ci pourrait rassembler la Direction générale de la CPAM, les organisations syndicales des agents, les unions départementales des assurés sociaux, les maires ainsi que le Président du Conseil général du Val-de-Marne.

 


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Publié dans Boissy

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L
Question à 100 € : "Mr Tomasini restera-t-il sourd à notre demande comme le fait l'actuel Ministre de l'éducation nationale ?" Réponse au prochain épisode. Mais continuons à nous battre contre le démantèlement de ce que le CNR avait construit !!!
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