(16-04) Conseil départemental du 7 avril 2008 - Décisions / Calendrier
Conseil départemental du 7 avril 2008.
Décisions / Calendrier
- Tenue d’une journée d’étude des résultats, des enjeux et des perspectives départementaux : Dimanche 8 juin 2008.
- Education nationale :
o Présence à la manifestation du Jeudi 10 avril
o Organisation d’une initiative départementale début mai. Le Collectif Ecole se réunira le 16 avril pour la préparer : tous les camarades sont invités à y participer.
- Santé : Manifestation contre les franchises médicales le samedi 12 avril.
- Emploi : Convocation d’une réunion de travail avec les sections et élu-es concernés par les attaques contre l’emploi industriel en Val-de-Marne (Aventis-Sanofi à Vitry, Orly Industrie)
- Impulser et coordonner l’activité des communistes sur les questions de logement, notamment autour des arrêtés anti-expulsions pris par des Maires communistes.
- A l’issue d’une réunion IDF des secrétaires départementaux et d’élu-es sur le Grand Paris, l’éventualité d’un débat départemental sera étudiée.
- Du 13 au 19 mai : HD spécial entreprises : 50 entreprises visitées ; 3 débats au CN sur Mai 68.
- Fin avril : les 8 ateliers issus de l’Assemblée extraordinaire transmettent une 1ère note de synthèse.
- 15 mai : Colloque « Crise financière »
- 24-25 mai : Festival de l’Oh.
- 31 mai, à Paris : 1ère rencontre nationale : Quel état du monde ? Quelle alternative à la mondialisation ?
- 4 juin : Rassemblement à l’Assemblée nationale concernant la Loi cadre contre les violences faites aux femmes.
- 7 juin, à Marseille : 2ème rencontre nationale Quel nouveau projet de changement ?
- 14 juin, à Tours : 3ème rencontre nationale : Quelles transformations du PCF ?
- 19 juin : débat national, en lien avec le PGE, sur les questions européennes.
- Du 9 au 14 juillet : Université d’été du PGE.
- Fin août : Université d’été du PCF
- Congrès, fixé les 11,12, 13 et 14 décembre 2008.
Conseil départemental du 7 avril 2008.
Eléments de la discussion
La discussion du Conseil départemental a permis d’échanger les expériences et les premiers enseignements tirés localement.
Il s’en dégage une grande diversité d’éléments à prendre en compte dans l’analyse des résultats départementaux et nationaux.
Toutes et tous les camarades s’accordent à dire que les résultats du PCF sont positifs, notamment au regard de ce à quoi nous pouvions nous attendre, des annonces répétées de la mort du PCF…
En Val-de-Marne, nos résultats dépassent nos objectifs, ce que nous avons fêté, vendredi 4 avril.
Si chacun-e est satisfait-e des victoires et des progrès obtenus, il n’en reste pas moins que l’érosion, ou le tassement, de notre influence se poursuit et qu’il faut prendre des mesures d’ampleur pour y remédier.
Les expériences, les premiers enseignements.
- Nos bons résultats ne sont pas une approbation du projet communiste ; tout comme le vote pour le PS ne constitue pas une adhésion au projet socialiste.
- Le vote s’est déroulé dans un fort contexte de préoccupations sociales. Ce qui exprime également de fortes exigences, de fortes attentes vis-à-vis des communistes. En même temps, dans un contexte très favorable à la Gauche : nous reculons quand même un peu, ce qui ne manque pas de nous interroger, notamment sur nos capacités à apparaître comme pouvant répondre à ces attentes.
- Dans le Val-de-Marne, l’enjeu était contre la Droite, puisqu’elle voulait prendre le 94 !!! Dans ce cadre, mesurons bien nos résultats.
- Chacun-e note le rôle majeur des communistes qui ont mené de belles campagnes, de proximité, dans les luttes, tentant de montrer et démontrer l’utilité des militant-es communistes dont les élu-es. Les résultats permettent au pire de sortir du traumatisme vécu en 2007, au mieux de renouveler la confiance des militant-es communistes en eux-mêmes. Mais c’est la mise en mouvement des citoyennes et des citoyens qui a été déterminante dans leurs capacités à convaincre autour d’eux, à créer les dynamiques populaires et déterminante dans leurs capacités à nous bousculer, à faire avancer les communistes.
- Ajoutons que la construction des suppléances a été très intéressante, avec des « non-communistes » qui ne sont pas là pour la photo mais qui apportent un vrai « + ».
- Nous sommes la 3ème force politique, c’est bien mais nous sommes loin derrière les 2 autres (UMP et PS), et quel sens donner à cette constatation dans une bipolarisation de la vie politique ?
- Le bipartisme arrange et l’UMP et le PS. Partout, le PS a cherché à nous éjecter, partout, nous avons souffert de leurs prétentions hégémoniques. Notamment car le PS a voulu prendre appui sur nos résultats nationaux… Malgré nos bons résultats en VdM, la Droite, recentrée sur l’UMP, se maintient, progresse.
- Etre lucides : 9 % c’est moins que la dernière fois. 300 cantons où l’on n’avait pas de candidats… Même dans un département comme le nôtre, il y a eu des hésitations… Il y a un nombre de territoires de plus en plus important où on n’existe pas, plus.
- La JC a mené un travail en direction des jeunes du Val-de-Marne, à la fois dans les lieux de vie « habituels » et sur les thématiques qui concernent plus particulièrement les jeunes. La JC a également mené une campagne de mise en valeur des jeunes candidats, ce qui a permis de montrer l’effort de rajeunissement produit par le PCF. Avec une initiative départementale de présentation des jeunes candidat-es, l’effort de rajeunissement du PCF a été noté dans le Parisien 3 jours de suite ! Cela ne fait peut-être pas gagner une élection mais cela pèse quand même. C’est un argument en soi, qui marque des points pour l’avenir, tant dans l’actualité d’un communisme à la hauteur des enjeux de notre temps que dans l’image des militant-es, des responsables et du PCF.
- A Fontenay-Ouest, les camarades notent que le fait que la candidate soit une femme a été déterminant !
- Le travail important de la direction fédérale a été souligné.
Les pistes de travail, les premières questions.
- Dans le 94, des éléments méritent d’être approfondis pour être porteurs de perspectives d’avenir :
o Forte volonté de réagir à la politique gouvernementale ; dans cette réaction les communistes sont apparus comme une force utile.
o Manière dont nous avons porté les projets départementaux (dans TOUS les cantons)
o Manière de gérer l’union : au sein du PCF et avec nos partenaires.
- Dans l’analyse à mener localement et départementalement :
o Regarder l’abstention plus précisément ; regarder la progression des inscrits mais aussi des votants (beaucoup de nouveaux inscrits sont ceux de la Présidentielle, qui ne se sont pas forcément déplacés pour les municipales et cantonales)
o Faire le lien avec les législatives (dans certains endroits, la campagne menée s’est appuyée sur les législatives soit par les scores obtenus en juin 2007 ; soit par la présentation de candidat-es ou de suppléant-es aux législatives qui se sont fait connaître petit à petit)
o Il serait intéressant d’étudier les tendances sur une plus longue période, qui pourrait être de la Présidentielle 2002 à ces élections 2008, en prenant en compte les divers mouvements sociaux et événements marquants.
o Savoir comment et pourquoi des gens ont été amenés pour la 1ère fois à voter communiste.
o Regarder dans chaque ville, chaque canton comment les campagnes se sont menées. Par exemple, le logo « majorité de gauche départementale » a-t-il eu un impact ? Lequel ? Quelle est la part des communistes dans l’élaboration des projets ? Celle des citoyens ? Quels impacts ont eu nos matériels ? Quels liens entre municipales et cantonales ?
o A Vincennes ou à Saint-Mandé ou à Villecresnes : n’y a-t-il pas une partie de l’électorat de Gauche qui a exprimé son mécontentement face à la division à Gauche voulue par le PS en votant pour nos listes et/ou nos candidat-es?
o Avoir une étude des populations et de leurs catégories : les retraités ont moins voté à Droite, n’est-ce pas à cause de la réforme des retraites voulue par la Droite ? Regarder selon les catégories sociales qui a voté pour qui, qui s’est abstenu. Notamment avoir un regard sur les classes dites moyennes, des populations que les communistes ne considèrent pas, jusqu’à maintenant, comme pouvant faire partie de leur « électorat » et des personnes à convaincre.
o Cantonales : avoir un regard sur la série 2004 (où nous conservons tous nos cantons) et la série 2001-2008 ; progression de toute la Gauche qui ne s’est pas faite à notre détriment.
o Regarder le poids des démarches d’élaboration citoyenne des projets municipaux et cantonaux. Regard sur nos pratiques de gestion et de pouvoir.
- La journée départementale de travail du dimanche 8 juin doit se nourrir de toutes les réflexions et des examens précis des sections.
- Des camarades sont intervenus concernent les situations dans les villes de Droite :
o Attention : dans le département, nous ne nous sommes pas réimplantés partout…Dans les villes de Droite, nos difficultés s’aggravent : en prendre la mesure et dépasser les difficultés.
o Travailler autrement : inter-sections : aide aux plus petites et aux villes de Droite.
o Travailler sur les possibilités d’obtenir des avancées et même de gagner dans les villes de Droite – par exemple, à Villecresnes, Olivier Périchon va créer un Conseil cantonal.
- Les efforts de féminisation (forcés par la Loi) et de rajeunissement méritent d’être poursuivis, notamment en créant les cadres permettant l’implication et l’engagement des femmes et des jeunes.
- Les résultats peuvent être un encouragement à réfléchir à une activité communiste profondément renouvelée.
- Etudier nos capacités à progresser dans des catégories socio-culturelles nouvelles.
- Comment construire ou re-construire l’union de la Gauche sous une forme différente ?
- L’unité du PCF n’est pas acquise et n’est pas évidente à gérer localement. Comment les divergences d’analyses et de points de vue sont un apport, un atout aux réflexions de toutes et tous ?
- Les résultats des élections municipales et cantonales donnent la majorité des collectivités territoriales à Gauche (surtout si on ajoute les dernières régionales). Ce qui constitue des contre-pouvoirs que nous pouvons, devons utiliser avec cohérence et pertinence. Par exemple, le dispositif d’accompagnement des sans-papiers mis en place à Ivry a produit et continue de produire des comportements forts de solidarité au sein de toute la population. C’est une résistance, une politique diamétralement opposée à celle de la Droite. Cela dit, il y a des limites, qui peuvent être dépassés par une action collective de toutes les villes à direction communiste. Et au-delà, les villes de Gauche doivent être bousculées. Cela force le PS à s’ancrer à Gauche. Cela donne de la perspective aux luttes à mener. Cela mérite d’être plus réfléchi, notamment quant aux responsabilités des collectivités et celles de l’Etat.
- Ainsi, nos réflexions sur des stratégies de luttes doivent s’approfondir : comment ne pas attendre 4 ans une – éventuelle – alternance, en prenant tous les coups ? Comment être de toutes les luttes, en identifiant ce qui a manqué aux mouvements sociaux et politiques ces 6 dernières années ?
o Sur les questions d’école : avec le mouvement lycéen qui se développe et qui connaît des difficultés.
o Sur le Grand Paris aussi, nous avons des actes à produire.
La préparation du Congrès.
- Préparer le Congrès dans les luttes.
- Aborder le Congrès avec audace : soit on améliore l’existant, soit il s’agit d’un enjeu structurel du PCF, un enjeu idéologique (communisme = mouvement réel), politique et culturel.
- Aborder le Congrès différemment que l’Assemblée nationale extraordinaire.
- Congrès : Une Droite qui a souffert d’une abstention plus forte chez elle, mais des « sondés » qui souhaitent majoritairement accélérer ou poursuivre le rythme des réformes : qu’est-ce que cela signifie ? Quelles interventions de notre part ? Comment s’expliquer et mener les combats ?
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