Le PCF rajeunit ses troupes contre l’UMP
Le Parti Communiste Français veut absolument barrer la route à la droite dans le Val-de-Marne, où il dirige, avec l’appui des socialistes, le conseil général depuis plusieurs décennies. Un fief que le PCF veut garder les 9 et 16 mars, face aux assauts de l’UMP, d’autant qu’il est l’un deux derniers (avec la Seine-Saint-Denis) qu’il préside en Ile-de-France. Président de l’assemblée départementale et candidat à sa succession sur le canton de Champigny-Ouest face au conseiller de Fillon Vincent Chriqui (UMP), Christian Favier ne cesse de défendre son bilan en soulignant les « actions innovantes » de son groupe face à l’opposition et « auxquelles, selon lui, les habitants du département sont attachées ». Un discours relayé par la secrétaire fédérale du PC, Laurence Cohen, affirmant, lors de ses voeux : « Ce département reste un territoire ancré à gauche, un espace de résistance et de solidarité. »
Ainsi, pour défendre ses cantons, la direction du PC 94 tente de renouveler ses candidats en alignant plus de jeunes, dont son porte-parole, Stéphane Coloneaux, sur le canton de L’Haÿ-les-Roses.
Avec une touche « d’ouverture » ou de « rassemblement à gauche » aussi, en décidant d’accorder son soutien au maire divers gauche de Limeil, Jospeh Rossignol, candidat d’union sur le canton de Boissy-Limeil.
Idem pour celui de Villeneuve-le-Roi - Ablon, où le PC appuie le candidat vert, Bruno Bossard, pour tenter de reprendre le siège à la droite. Le renouvellement, s’il a vraiment lieu, c’est à Vitry-Nord, où l’élue sortante, Eliane Hulot, cède sa place au profit d’un trentenaire, Pierre Bell’Loch, pour défendre les couleurs du PCF qui compte 6 cantons parmi les 24 renouvelables. Et puisqu’il est désormais d’usage de parler de parité à chacun des scrutins, les femmes (hors suppléantes) ne représentent que moins d’un tiers des investitures sur la liste élaborée par les responsables communistes du département.