Société générale : l’homme qui tombe à pic

Publié le par jack palmer et l'humanité

L’affaire du trader qui aurait fait plonger les pertes de la banque à 4,9 milliard, suscite nombre d’interrogations.

La « fraude » colossale survenue à la Société générale (SG), la troisième plus grande banque française, est sérieusement mise en doute par les spécialistes financiers. De plus, elle contribue à entamer la confiance dans le système financier international.

Pour beaucoup de spécialistes financiers, la thèse du « trader fraudeur » a du mal à passer. Selon le quotidien anglais Financial Times, « il est incroyable qu’une perte aussi importante puisse avoir été dissimulée pendant si longtemps. Les cadres auraient dû savoir ce qui se passait sous leur nez ». Dans un entretien au journal le Parisien, Alain Crouzat, président de la Société de gestion de portefeuilles Montségur Finance, explique que « même quand on est un virtuose du clavier, avoir accumulé des positions de l’ordre de 40 à 50 milliards d’euros ; plus que les fonds propres de la banque, est colossal ». Il ajoute que, « à un moment, on aurait dû détecter une anomalie. Ou alors c’est à se demander ce que font les centaines de contrôleurs internes à la SG, l’Autorité des marchés financiers ou la Banque de France ».

La presse anglo-saxonne s’interroge

Parallèlement, la presse anglo-saxonne s’interroge. Ce scandale peut être à l’origine « d’ une aggravation de la crise », selon l’Indépendant. Même constat au Guardian qui cite les « rumeurs » qui circulaient dans la City londonienne selon lesquelles les tentatives de la SG pour couvrir les pertes du courtier ont été à l’origine de la débâcle boursière de lundi. Il ajoute que « la nouvelle n’aurait pas pu arriver à pire moment ». Tout comme le Washington Post, qui écrit que « certains analystes suggèrent que les volumes élevés de ventes par la Société générale lundi ont contribué à la chute globale des marchés actions qui a conduit la Fed a réagir mardi » par une baisse d’urgence de ses taux d’intérêt.

Les conséquences sur les Français

Sur le plan politique, Nicolas Sarkozy déclare qu’« on ne peut pas assimiler le problème interne à la SG, qui est la conséquence d’une fraude interne, à ce qui s’est passé sur le système financier international et qui est en provenance des états-Unis ». à gauche, Michel Sapin, secrétaire national du Parti socialiste à l’économie et à la fiscalité, voit dans l’affaire du trader « quelque chose qui ne fonctionne pas dans notre société, dans notre monde ». Il précise que la crise des subprimes « aura des conséquences inévitables sur l’ensemble des Français, leur pouvoir d’achat, la fiscalité ». « Plus c’est gros, plus ça passe », affirme le Parti communiste français, qui dénonce « un coup de communication pour masquer la faillite du capitalisme financier ». Avec ce nouveau scandale qui se greffe sur la crise des « subprimes » américains, le monde de la finance a les plus grandes peines à cacher l’ampleur du mal qui le ronge.

Clotilde Mathieu



La crise financière ne cesse de s’étendre. Au fur et à mesure que le voile se lève sur le bilan 2007 des plus grandes banques apparaît l’ampleur de la contagion provoquée par la débâcle des crédits subprimes, sur fond d’explosion de la bulle immobilière aux États-Unis.

La financiarisation - c’est-à-dire la prise de contrôle toujours plus large des rentiers sur le financement de l’économie - est au coeur de la crise.

Deux jours après le « lundi noir » des places boursières, la Commission présidée par Jacques attali a rendu son rapport sur « la libération de la croissance ». Des solutions qui renforcent l’emprise libérale de la société.

la suite du débat pet se faire

A la une du Canard Enchainé:
L'avenir du pédégé de la Société Générale
Bouton: "J'attends un virement ... sans préavis!"
Celle là me fait marrer, un peu d'humour dans cette bande de voyoucrates en cols blancs, amis de notre président "BlingBling.

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Publié dans Société Politique

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L
dans cette histoire les journalistes et les politiques voudraient nous faire croire qu'un seul employé peut mettre en déroute une telle socièté. ben voyons il est pas beau le bouc émissaire? quand au directeur de la SG après la magouille du sentier je ne crois pas qu'il soit très clean (avis très perso). enfin laissons faire la justice en espérant qu'elle soit encore intègre!
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