Un mouvement qui s'élargit

Publié le par jack palmer

Alors que le chef de l’État et le gouvernement ont, de toute évidence, engagé une course de vitesse pour imposer leur réforme des retraites, en accélérant le rythme du débat au Sénat après avoir choisi la voie du passage en force à l’Assemblée nationale, l’intersyndicale leur a apporté hier une réponse dénuée de toute ambiguïté. Jugeant que la mobilisation « entre dans une phase décisive » et considérant que les derniers amendements apportés par l’Élysée « ne sont pas de nature à modifier le caractère injuste et inefficace de la loi », les confédérations CFDT, CFTC, CGT, FSU, Solidaires et Unsa ont 
affirmé leur intention de mettre à profit les prochains jours pour « élargir et amplifier la mobilisation » en vue de la journée de grèves et de manifestations du 12 octobre, « pour qu’elle soit déterminante ». 

le gouvernement est « en grande difficulté »

D’ores et déjà, au vu des multiples appels unitaires lancés dans les branches et les départements, ces organisations pronostiquent une mobilisation « de très grande ampleur », mardi prochain. Et elles ne comptent pas s’en 
tenir là. Soucieuses de « donner un signal » aux salariés pour la suite, selon la formule de Marcel Grignard, de la CFDT, et ayant constaté, comme l’a relevé Bernadette Groison, de la FSU, que la pluralité des formes d’action proposées jusqu’ici par l’intersyndicale « fonctionnait bien », les six confédérations signataires du communiqué commun issu de leur réunion hier ont d’ores et déjà inscrit une nouvelle date sur l’agenda du mouvement, le samedi 16 octobre, afin de « permettre la convergence des mobilisations interprofessionnelles et intergénérationnelles ».

Alors que le gouvernement cherche à accélérer l’adoption de la réforme des retraites par le Sénat, l’intersyndicale prépare une mobilisation de très grande ampleur, mardi. Et annonce un nouveau rendez-vous dans les rues, le 16 octobre.

Entre le 12 et le 16, « la tenue d’assemblées générales et l’organisation de consultations unitaires des salariés sur leur lieu de travail pourront permettre de définir 
démocratiquement le rythme, les formes et les suites de l’action ». Sur ce point, alors que la CGT, la FSU, Solidaires ont apporté leur soutien aux grèves reconductibles qui pourront être décidées dès le 13 octobre, la CGC, non 
signataire du communiqué, a dit son désaccord avec cette forme d’action, tout en s’inscrivant cependant pleinement dans la journée du 12. La CFDT, par la voix de Marcel 
Grignard, a, quant à elle, pointé le « risque » que « toute action non portée très majoritairement par les salariés ne se retourne contre eux ». Quant à FO, non signataire également, elle a fait part de sa « totale détermination » et annoncé qu’elle soutiendrait ses syndicats qui décideraient, après les assemblées générales, de reconduire la grève du 12. Voyant, dans le forcing du gouvernement, le signe qu’il est « en grande difficulté », les responsables syndicaux ont tous exprimé leur conviction, à l’instar de Nadine Prigent, de la CGT, « qu’on peut gagner ».

Yves Housson

Publié dans Retraites

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