RETRAITES PAS TOUCHE A L'AVENIR

Publié le par jack palmer

 


PCF-logo.jpgLe COR (Conseil d'Orientation des Retraites, composé d'experts, de politiques et de syndicalistes) livrera ses préconisations mercredi 14 avril à midi lors d'une Conférence de presse. La seule réunion plénière de ce Conseil aura lieu le matin même, le volumineux rapport sera remis, pour lecture, la veille au soir ! Dès lors une question se pose avec évidence : qui étudie, qui travaille, qui décide ?
Nicolas Sarkozy avait déclaré ne pas souhaiter passer en force sur ce dossier. Il ment. Avec la complicité du MEDEF, il a décidé de faire monter l'insupportable pour faire admettre l'inadmissible. Ainsi, selon certaines fuites, les techniciens du COR étudieraient une hypothèse de report de l'âge de la retraite à 70 ans, mettraient en chantier des possibilités de taux de chômage à 4,5% en 2024 en suivant les mêmes politiques économiques qui nous ont conduit dans le mur. De qui se moque-t-on ?
Une bataille décisive s'engage
L'objectif de Nicolas Sarkozy et du MEDEF est d'en finir avec tout droit réel au départ en retraite à 60 ans, c'est-à-dire toute possibilité de partir en retraite à 60 ans avec les moyens de vivre. C'est un choix de société et même de civilisation. La thèse patronale est simple. Si l'on vit plus, il faut travailler plus. Nous concevons autrement la vie au XXIe siècle. Oui, on peut imaginer un temps pour étudier et se former en commençant à cotiser, un temps pour travailler jusqu'à soixante et de profiter ensuite d'une autre vie sociale, sur un autre rythme que le travail quotidien. Nous pensons que le travail crée suffisamment de richesses pour financer cela. Mais c'est un choix de société solidaire entre générations qu'il convient de faire pour cela.
On veut nous priver de ce débat
Le PCF va lancer la bataille en grand, à l'égal de ce qu'il a fait avec le traité constitutionnel européen, en 2005. Une bataille de révélations, de décryptages, de dénonciations et de propositions alternatives, à la rencontre des citoyennes et des citoyens, sur leurs lieux de vie et de travail. Pas de raison que sur un enjeu aussi important, les Françaises et les Français n'aient pas les moyens de se faire leur opinion et de décider eux-même ce que sera leur vie.
Se rassembler pour mettre en échec Sarkozy et gagner !
Un vaste Front citoyen pour la retraite se constitue. Et le Parti communiste s'y implique avec ses idées, ses élus et ses militants. Les syndicats rassemblés préparent la riposte et un 1er mai combattif de grande envergure. A l'initiative d'ATTAC et de la Fondation Copernic, 400 personnalités, les dirigeants des partis de toute la gauche, intellectuels, syndicalistes, responsables associatifs... lancent un Appel à la mobilisation. La gauche doit présenter dès maintenant une alternative pour une retraite effective à 60 ans avec les moyens de vivre. Et tout de suite contribuer à mettre en échec ce recul de civilisation.
ON NE BAT PAS EN RETRAITE
Leur plan : travailler plus pour gagner moins!
Sarkozy dit « Réformer les retraites pour les sauver ? » : mensonge !
Constatons d’abord que cela fait des années que, de contre réforme en contre réforme réactionnaire, le droit à la protection sociale et à la retraite, imaginé par le ministre communiste Ambroise Croizat, puis conforté avec la retraite à 60 ans par le gouvernement de gauche de 1981, est entamé. Chaque fois on nous dit : cela ira mieux demain. Et chaque fois, un pas de plus est fait dans le sens du recul social. En 2007, d'après les comptes de la nation, les entreprises ont payé 142 milliards d'euros en cotisations sociales et ils veulent les faire baisser, 324 milliards en charges financières et dividendes qui pour eux doivent continuer à augmenter. La droite et le sarkozysme, abaissant les cotisations patronales, poussant aux heures supplémentaires exonérées de cotisations sociales, autorisant le cumul emploi-retraite sans limite de revenu, mènent à de dramatiques impasses, à un véritable recul de société.
« Penser aux générations futures ? » : contrevérité !
Les premières victimes d’une nouvelle « contre réforme » des retraites seraient les jeunes. Reculer l’âge de départ en retraite aggraverait encore leur chômage qui touche déjà près du quart d’entre eux. D'autant qu'à 60 ans, de nombreux retraités sont déjà en situation inactive depuis longtemps. La question peut donc être posée ainsi : vaut-il mieux qu’une personne de 60 ans soit à la retraite ou qu’un jeune de 25 ans soit au chômage ? Du point de vue de l’épanouissement humain et de la qualité d’une société, le choix de la retraite et de l'emploi des jeunes est évident. Du point de vue des grands de la finance la réponse est la concurrence pour mieux exploiter.
« C'est le vieillissement la principale cause du déficit de la branche retraite » : hypocrisie !
La totalité des exonérations fiscales et sociales, certains avantages fiscaux indus accordés à une certaine épargne par capitalisation représentent 140 milliards d’euros dans ce pays. A quoi sert l’argent de notre travail? Aux actionnaires, aux revenus financiers ou à la société, aux créateurs de richesses que sont les travailleurs manuels et intellectuels ? A enrichir quelques uns ou est-il utile à l’ensemble des individus pour un mieux être de l’ensemble de la société ? Si on mettait les revenus financiers du capital, qui ne participent pas au financement de la protection sociale, à contribution, il n’y aurait aucun déficit. Cela rapporterait au moins 22 milliards d’euros. Une grande politique de recherche et d’industrie, mobilisant autrement le crédit bancaire, permettrait de solidifier les caisses de protection sociale et de retraite. 100 000 emplois, ce sont 2 milliards de cotisations sociales de plus.
Solidarité ou égoïsme ? Ils ont choisi l'égoïsme !
Vivre ensemble, cela s'assume par des systèmes solidaires : l'école est pris en charge par l'impôt, la sécu protège tout le monde de la maladie, ce sont les générations actives qui payent en direct les pensions des retraités par mutualisation des cotisations indexées sur le salaire... En d'autres temps et en d'autres lieux, chacun se débrouille seul, enfants ou personne âgée, on paye cash. Peut-on continuer ainsi conduit à répondre à une question : à qui profite les richesses produites ?

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