Pierre Laurent : oui à une révolution sociale

Publié le par jack palmer

Retraites, gauche, capitalisme,... Les principaux extraits du discours prononcé par le dirigeant du PCF, en clôture de la Fête de l'Humanité.

Le secrétaire national du PCF a conclu la Fête de l'Humanité par le traditionnel meeting. L'Humanite.fr en publie les principaux extraits (retrouvez lundi le compte-rendu du meeting dand l'Humanité) :

  

Sur le sarkozysme :

"Depuis bientôt trois ans et demi, nous subissons, avec Nicolas Sarkozy, le
pouvoir le plus rétrograde, le plus brutal, le plus autoritaire qu'il ait
été permis d'imaginer.

Ce pouvoir n'a aucune espèce de respect pour le travail et les
travailleurs. Il rassemble une bande, la nouvelle aristocratie financière,
celle qui cherche son profit dans le casino financier du capitalisme
mondialisé. Il est en guerre contre le monde du travail. Et il faut nous,
le monde du travail, leur déclarer la guerre, une guerre citoyenne et
pacifique (...).

 

Sur les libertés publiques :

Guerre, encore, contre les libertés, la République et ses valeurs, guerre
aux Roms, aux pauvres, aux  jeunes, aux « Français d'origine étrangère
» ! En prononçant le discours de Grenoble, vous avez sali la France, Monsieur
Sarkozy. Vous avez trahi ses idéaux républicains.

 

Sur le capitalisme :

Oui, nous voulons une révolution sociale contre le pouvoir des marchés
financiers, une révolution citoyenne et démocratique contre la monarchie
sarkozyste, une révolution de nos modes de vie contre les logiques de
profit qui nous aliènent.
Voilà le monde pour lequel nous combattons ! (...)

Quand on sait que 3% de la fortune personnelle de Madame Bettencourt,
c’est-à-dire 460 millions d'euros, suffirait à l’ONU pour secourir le
Pakistan après les dramatiques inondations qui l’ont ravagé et que le
peuple pakistanais attend toujours cette aide, oui, nous avons la nausée !

(...) Alors quand le Medef parle d’« Étrangeté du monde » et de son « mode
d'emploi », il faut décidément comprendre : « Étrangler le monde, mode
d’emploi » !

 (...) Nous avons changé d’époque. C’est terminé le XXe siècle à la fin
duquel le capitalisme prétendait être l’horizon indépassable de
l’histoire ! C’est d’une autre civilisation dont nous avons besoin !
Et, c'est parce que – j’en suis convaincu – nous sommes aujourd’hui
de plus en plus nombreux à penser que le temps est venu de penser l'avenir
autrement,
c'est parce que nous sommes des millions à penser que les factures de la
crise capitaliste nous mènent à la catastrophe,
c’est parce que nous sommes des millions à refuser d’embarquer dans la
machine à remonter le temps de Nicolas Sarkozy (...)

 

Sur les retraites :

Nous vivons une mobilisation sociale phénoménale. Le peuple est en train
de reprendre la main.

Le pouvoir a peur et se braque parce que cette mobilisation sociale lui
pose LA question qu'il évite constamment : pourquoi protéger le capital
au détriment des hommes ?

J’ai dans la main une très belle carte postale sur laquelle on peut lire : « Assez Sarkozy,
nous ne lâcherons rien ! ». Eh bien cher amis, cette carte postale, je
vous propose d’en envoyer des millions d’exemplaires à l’Elysée.
Puisque c’est gratuit d’écrire à notre cher Président, nous
n’allons pas nous en priver !
Que le gouvernement ne rêve pas d’une pause sociale, nous serons encore
mobilisés le 15 septembre dans tout le pays (...) Et nous serons encore plus nombreux le 23 septembre à faire grève et à
battre le pavé ! Et nous les battrons !

 

Sur la gauche :

Je veux y insister aujourd’hui devant vous, dans cette bataille,
c’est déjà l’après-Sarkozy qui s’écrit.

Nous devons construire ensemble les engagements clairs et sans ambiguïté
que les forces de gauche devraient porter : des engagements clairs sur les
services publics, sur l’emploi, sur l’éducation… Oui, clairs et sans
ambiguïté dans tous les domaines.
Je le dis tout net : nous le savons tous, la gauche n'est toujours pas à
la hauteur de ce défi.
C’est pour cette raison que le Parti communiste, le Parti de gauche, la
Gauche unitaire ont engagé la construction d’un Front de gauche.
Un front de lutte, de rassemblement et d’élaboration politique qui, du
cœur de la gauche, a déjà ouvert un chemin d'espoir et où toutes celles
et tous ceux qui le veulent peuvent se retrouver.
Nous allons mettre toute notre énergie à lui donner un élan nouveau car
le temps est venu de remettre au centre de gravité de la gauche les défis
dont elle n'aurait jamais dû se détourner !

(...) Ce projet partagé, je peux vous l’assurer, nous le porterons unis et
rassemblés quand viendront les échéances politiques de 2012.
Au Front de gauche, la guerre des ego n’aura pas lieu. La politique
spectacle c’est ce qui tue la politique. Ne vous laisser pas confisquer
le débat politique. Je vous lance un appel, à vous toutes et tous qui
êtes engagés dans les mobilisations sociales : mettez autant d’énergie
à vous mêler de ce débat. Faites-en votre affaire.

Je sais le travail qui est devant nous pour conduire avec succès le
chantier du renouveau du parti communiste. Les premiers mois que je viens
de passer à la tête de ce parti me confirment l’immense potentiel de
notre collectif militant et la disponibilité nouvelle de beaucoup
d’entre vous à l’égard de nos idées et de nos combats.
La gauche a besoin du parti communiste et c’est aussi votre affaire.

Oui ! Mes amis, mes camarades, unissons nos forces. Oui, comme nous y
appelait Ferrat, « il est temps que le malheur succombe » !

Publié dans On se parle

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