Michèle Alliot-Marie, ministre en sursis?

Publié le par jack palmer

MAM en sursis?

MAM en sursis? | Montage Le Post d'après MAXPPP

"MAM? C'est une fausse valeur. Elle a beau accumuler les ministères, elle n'a jamais été bonne nulle part. Si elle n'était pas une femme, il y a longtemps qu'elle serait hors circuit!"

La gauche? Non. Un député sarkozyste dans Libération

"Le fait que François Fillon réponde à la place de Michèle Alliot-Marie, c'est une forme de désaveu"

La gauche? Oui. Jean-Marc Ayrault, après les questions au gouvernement, sur Europe 1.

A droite, on se désolidarise de Michèle Alliot-Marie, à gauche, on réclame sa démission.

Position difficilement tenable pour la ministre qui n'a jamais fait mystère de son soutien au régime Ben Ali... mais comme l'ensemble de la classe politique française.

Curieusement épargné, Alain Juppé a sorti des phrases énooooooooooooormes (ici et ici). La sortie de Michèle Alliot-Marie proposant l'aide policière de la France au régime tunisien qui réprimait dans le sang les manifestations a tout écrasé.

Cette phrase, prononcée mercredi dernier, n'a été que timidement remise en cause dimanche et lundi, dans deux interviews, l'une au JDD, l'autre à France 2, qui se sont avérées des exercices de rétropédalage pas forcément bien maîtrisés. Ca s'est vu d'autant plus que la ministre était dans sa circonscription biarrote au moment où le régime s'effondrait, un vendredi à 18 heures...

Car la ministre a soutenu mordicus qu'on avait mal compris ses propos, "déformés", qui ne reflètaient pas sa pensée. Nouvelle stratégie mardi, face aux députés: elle voulait défendre "le droit à manifester".

Est-elle pourtant la seule à blâmer? Traditionnellement, la diplomatie française se joue plus à l'Elysée qu'au Quai d'Orsay, surtout en ce qui concerne le pré carré africain. Remember les déclarations de Bernard Kouchner qui accusait Claude Guéant de lui piquer son job...

"Nous n'avions pas tous les éléments pour apprécier la situation sur place" se défend un conseiller de Nicolas Sarkozy dans Libération.

On remarquera qu'au même moment, la France fait beaucoup plus profil bas sur les deux autres crises qui secouent le continent africain: la Côte d'Ivoire, où Alain Juppé a encore exclu dans Le Parisien toute intervention militaire pour installer le président élu Ouattara, et l'Algérie, où la jeunesse rêve de faire un remake de ce qui s'est passé en Tunisie.

Sources : Europe 1, Le Parisien

Publié dans Politique

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