La CGT prône une "enquête parlementaire" sur les transports

Publié le par jack palmer

La fédération CGT des Transports a prôné mardi "une enquête parlementaire" sur le secteur, estimant que "le système actuel est en cause" dans les difficultés survenues à la suite des intempéries.

"Le gouvernement et plus généralement les pouvoirs publics ne peuvent faire l'impasse sur une véritable mise à plat du système des transports, de son fonctionnement, de son organisation et des moyens associés", affirme l'Union interfédérale des Transports de la CGT dans un communiqué.

"Voilà qui justifierait largement une véritable et utile enquête parlementaire et un grand débat public", ajoute-t-elle, en déplorant la "situation ubuesque" vécue par "des dizaines de milliers de voyageurs".

"Qu'il y ait des intempéries n'est pas nouveau, fussent-elles d'une intensité et d'une séquence exceptionnelles. Ce qui est surtout à remarquer et à traiter, c'est la désormais incapacité à faire face à ces situations dont on sait pourtant que la saisonnalité les rend très probables", selon le syndicat.

"Le système actuel, formaté par la libéralisation intervenue depuis trente ans, et dont tout le syndicalisme européen demande un bilan contradictoire, est en cause", poursuit-il.

Pour la fédération CGT, ce système "n'autorise pas les situations perturbées, ne permet pas d'y faire face" aussi bien dans les transports routiers que ferroviaires ou aériens.

"Pire, dans ses choix stratégiques d'orientation et de gestion des entreprises concernées, qu'elles soient publiques ou privées, il n'en a que faire", souligne le syndicat.

"Dans ce contexte, voir les différents protagonistes orchestrer un savant bal des faux culs en se renvoyant la balle des responsabilités, entre aéroports de Paris et les compagnies aériennes, entre ministres, préfets et météo France, par exemple, est intolérable", affirme-t-il.

 

Voir aussi

Neige: le transport aérien européen accusé d'impréparation

Publié dans Société Politique

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article