ISRAËL/PALESTINE POUR LA PAIX

Publié le par jack palmer

L'EXIGENCE D'UNE POLITIQUE DE LA CONTRAINTE


Le monde entier a ressenti une profonde indignation devant l’attaque meurtrière de l’armée israélienne contre la flottille de 6 navires de matériels humanitaire destiné à Gaza. Il est intolérable que le gouvernement israélien puisse ainsi utiliser la force armée au prix d’un véritable massacre avec pour seul objectif de faire respecter quoiqu’il en coûte un blocus illégal et illégitime. En ces heures dramatiques la solidarité avec le peuple palestinien doit se marquer avec force. L'heure est aussi à la réflexion, au débat et à l'action pour une paix juste au Proche-Orient, pour, aux côtés de l'État d'Israël, un État palestinien indépendant dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale .
Palestine : l’exigence d’une politique de la contrainte
Israël est prêt à tout pour maintenir sur les Palestiniens la poigne de fer de l’occupation militaire et le blocus illégal et illégitime de Gaza qui inflige à 1,5 million de personnes une punition collective dont le principe même - au- delà des souffrances sociales imposées - est strictement interdit par le droit international. L’agression innommable contre la « flottille humanitaire » fut en soi un acte de piraterie maritime et un nouveau crime. Une fois encore, les dirigeants israéliens se mettent en dehors des valeurs et des pratiques les plus communément admises dans les relations internationales.
Trop, c’est trop
Cette nouvelle et grave exaction a suscité un tollé international. Elle a aussi fait éclater une contradiction devenue accablante entre, d’une part, les discours officiels tenus par la France, par ses partenaires européens et par le Quartet (États-Unis, UE, Russie, ONU) et, d’autre part, la politique réellement menée par les principales puissances. Les uns et les autres parlent d’un État palestinien à édifier à côté de l'État d’Israël, ce qui doit constituer le cœur d’une solution juste, mais les actes contredisent totalement le discours. Israël est admis à l’OCDE... Netanyahou est reçu à Paris avec tous les honneurs... Les Européens décident de rehausser le statut d’Israël dans le cadre de l’accord d’association UE/Israël... La coopération franco-israélienne sur la défense et les techniques militaires vient d'être elle aussi rehaussée... On ferme consciencieusement les yeux sur la force de frappe nucléaire israélienne, alors que la non-prolifération, la sécurité et le désarmement nucléaire - en particulier au Moyen-Orient - sont au cœur des débats internationaux... sans oublier l'inauguration à Paris d'une Promenade Ben Gourion au mépris des crimes commis par cet homme contre le peuple palestinien au cours de l'histoire.
En vérité, la duplicité est la règle. On a constaté jusqu’ici la complaisance des principales puissances devant la poursuite de la colonisation et le maintien du siège de Gaza.
L'accord UE/Israël doit être suspendu
Va-t-on enfin cesser de récompenser l’agresseur ? Va-t-on enfin cesser d’ajouter la complicité à la démission ? Ce sont ces questions qui doivent être maintenant posées - ou imposées - notamment aux gouvernants français et européens.
Il n’est pas sûr, évidemment, que ces derniers adoptent des réponses plus adaptées comme en témoigne cet affligeant cri du cœur de Bernard Kouchner à l’Assemblée le 24 mars dernier : « Avez-vous une idée sur ce que nous pourrions opposer pour être efficaces ? Nous n’en avons pas beaucoup... » Si M. Kouchner n’a pas d’idée... pourquoi est-il encore ministre ?
Il faut des idées et surtout une volonté pour que la solidarité s’affirme en faveur d’un règlement politique juste et pour que les politiques française et européenne retrouvent au moins une certaine dignité. Est-ce trop demander ?
La France, l’Union européenne, l’ensemble des membres permanents du Conseil de sécurité doivent assumer leur responsabilité et arrêter de protéger l’occupant, celui qui colonise et bafoue les résolutions des Nations unies. L’exigence est à l’adoption d’une politique de la contrainte. Des sanctions lourdes doivent être imposées contre Israël tant que cet État ne se conformera pas au droit international. L’accord UE/Israël doit être immédiatement suspendu, en application de la résolution votée par le Parlement européen en avril 2002. Les investissements et les échanges qui nourrissent la colonisation doivent être stoppés ou annulés. L’obligation d’une levée sans condition du blocus de Gaza doit s’exprimer avec force. Une enquête internationale indépendante doit être engagée sur l’agression israélienne contre la flottille humanitaire. Les dispositions du rapport Goldstone, adopté par l’Assemblée générale de l’ONU après l’opération « Plomb durci » et les crimes de guerre commis par Israël à Gaza, doivent être appliquées pour que ces crimes de guerre ne passent pas, comme le reste, par pertes et profits.
La politique d’Israël est un désastre, son impunité est une honte. Ses dirigeants sont sur la sellette. L’inacceptable ne doit plus être toléré. L’écrivant libanais Elias Khoury a raison de dire que « la cause palestinienne est un indice de la moralité humaine ».
Il est vraiment temps d'agir. Le Parti communiste français est décidé, plus que jamais, à prendre les initiatives de réflexion, de débat et d'actions et à participer à toutes les initiatives unitaires qui iront dans ce sens.

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