Intervention de Pascal Savoldelli lors de la séance d'installation du Conseil général

Publié le par jack palmer

 

savoldelli208 Séance du CG – 31 mars 2011 – Intervention Pascal Savoldelli pour le groupe Front de gauche, parti communiste, parti de gauche et citoyen

 

Chers collègues, 

Je tiens à féliciter Christian Favier pour sa réélection à la présidence du Conseil Général.

J’en suis personnellement très heureux !

Depuis des années, nous avons su articuler très positivement pour les Val-de-Marnais l’apport du groupe communiste avec le cadre et les exigences propres à l’institution départementale.

Notre Président a toujours été un garant efficace du fonctionnement démocratique du Conseil Général et un acteur permanent de son ouverture pluraliste.

Les électeurs viennent de manifester une forte reconnaissance de l’action et du travail d’équipe de l’Exécutif départemental piloté par le Président Favier depuis 10 ans.

J’y vois un encouragement à poursuivre dans cette voie au service de toutes et de tous les Val-de-Marnais. La campagne électorale nous aura permis de mieux cerner et de mieux comprendre leurs préoccupations et leurs attentes dans un département toujours plus solidaire et acteur du mieux être de toutes et tous.

·························

Aujourd’hui, je m’exprime au nom du groupe « Front de gauche, parti communiste, parti de gauche et citoyen ».

Par cette nouvelle dénomination, nous voulons rendre plus lisible la cohérence qu’il y a entre, d’une part la stratégie du Front de Gauche dans cette élection, et d’autre part la réalisation du projet que ses élus se sont engagés à mettre en œuvre.

Ce groupe compte, aujourd’hui, 18 membres.

Un grand merci à Danielle Maréchal et Daniel Davisse qui avaient décidé de ne pas se représenter après avoir beaucoup apporté pendant des années à la vie du groupe communiste et à l’action départementale.

Nous avons l’immense plaisir d’accueillir leurs successeurs Patrick Douet et Didier Guillaume (applaudissements).

Nous accueillons aussi avec beaucoup de plaisir Nathalie Dinner, élue à Villeneuve-Saint-Georges. (applaudissements).

Et toi, Jo… Jo Rossignol. Je suis aussi très heureux que nous nous retrouvions ensemble dans ce groupe. (applaudissements).

Je me félicite de cet élargissement. Je suis certain qu’il enrichira notre réflexion et notre dynamisme dans le contexte actuel rendu difficile par la crise et les politiques gouvernementales qui tirent vers le bas notre société et dégradent la vie quotidienne de nos concitoyens.

Cette politique vient d’être sanctionnée une nouvelle fois…, après les européennes de 2009 et les régionales de 2010.

La presse et les commentateurs sont unanimes. Le journal «La Tribune »  titrait lundi matin, après le 2ème tour : « Cantonales : gifle pour l’UMP, avancée du FN et succès de la Gauche ». Libération écrivait sur sa une « L’UMP est le grand perdant du scrutin » .

Les résultats en Val-de-Marne ne dérogent pas à la tendance générale au plan national.

Entre 2004 et 2011, la droite perd plus de 6% sur les mêmes cantons renouvelables (passant de 35, 75 en 2004 à 30% en 2011).

Dans le Val de Marne, l’UMP passe de 26,1% en 2004 à 20 % en 2011, mais reste la deuxième force politique du Val-de-Marne.

Ce score historiquement bas de l’UMP est une incontestable censure populaire qui témoigne d’un profond rejet de la politique de Sarkozy, de son gouvernement et de son parti, l’UMP.

La droite voulait banaliser les cantonales et en faire un non événement pour discréditer au passage l’échelon départemental. Force est de constater que les résultats l’ébranlent aujourd’hui. Sur fond de dérive politique et de règlements de compte, on sent poindre quelques rancœurs et divisions…

Bon courage, Monsieur Martin pour les gérer !

Cette élection a été l’occasion de se révolter contre des inégalités qui ne cessent de s’accroître.

Il y a de quoi !

Alors que les dividendes des actionnaires des grands groupes et les salaires des grands patrons ont augmenté de manière phénoménale en 2010, le gouvernement n’a pas manqué de cynisme en allant jusqu’à refuser la traditionnelle et pourtant minime augmentation du SMIC… alors qu’il faudrait instaurer au plus vite un salaire maximum…

Tous les bénéfices et super profits, l’outrance des revenus financiers, l’égoïsme arrogant qui anime leurs détenteurs, soutenus par la droite au pouvoir… sont indécents.

Alors que :

 

-       1 Français sur 2 gagne moins de 1300 euros par mois

-       l’augmentation du point d’indice des fonctionnaires refusé par le gouvernement représente seulement 800 millions d’euros, l’équivalent du cadeau fiscal aux plus riches avec la réforme de l’ISF

-       il y a aujourd’hui en France 2,8 millions de travailleurs précaires, soit 13% des salariés, avec une augmentation de 35% en 20 ans

Oui, de l’argent, il y en a dans notre pays ! mais il doit être produit et géré autrement, pour les salaires, pour les retraites et la santé, pour les services publics et pour les collectivités locales pour leur permettre de répondre MIEUX aux besoins des populations.

 

Malheureusement, Nicolas Sarkozy et François Fillon, sourds au mouvement social et aux messages électoraux, poursuivent dans une voie totalement contraire aux exigences de justice sociale.

 

Le « Pacte de compétitivité » qu’il a concocté au plan européen avec son homologue allemande, Angela Merkel, est une nouvelle offensive anti-sociale de grande ampleur.

 

En pleine période électorale dans notre pays, on comprend que le gouvernement et les media aient été très discrets sur ce texte présenté récemment, les 25 et 26 mars derniers au Conseil européen.

 

Un des principaux objectifs de ce projet est d’institutionnaliser la baisse des coûts salariaux alignés sur la compétitivité, la baisse des salaires dans le secteur public, la poursuite du démantèlement du système de retraite, la précarisation de l’emploi, un contrôle a priori au plan européen des budgets des Etats et des budgets sociaux pour freiner la dette… le texte va même jusqu’à donner l’ordre à chaque pays de modifier sa Constitution pour y inscrire le refus des déficits.

Il est urgent de stopper au plus vite ce terrible projet de guerre antisociale et anti démocratique !

 

Sarkozy et la droite n’hésitent pas à conjuguer cette politique ultralibérale avec des déclarations populistes et sécuritaires.

 

La stigmatisation des immigrés et de l’Islam fait notamment monter des réactions haineuses et de rejet de l’autre, contraires aux valeurs républicaines.

 

Cette apparition d’une collusion entre une partie de la droite et le Front national est extrêmement dangereuse.

 

Dans le journal « l’Humanité » du 10 mai 1912, Jean Jaurès écrivait : «  la peur est la complice de tous les coups de force, des gouvernements d’autorité et de privilèges ! Un peuple affolé et abêti par la peur ne comprend même plus que le progrès est la condition de l’ordre... ».

 

J’insiste sur cette idée : le « progrès est la condition de l’ordre » car a contrario, sans progrès, on peut craindre le désordre.

 

Cette phrase écrite aussi dans un contexte de crise et de montée des populismes nationalistes en Europe il y a près de 100 ans, reste malheureusement d’une grande actualité.

A cet égard, nous nous réjouissons qu’aucun candidat du FN n’ait été élu en Val-de-Marne !

 

Mais la montée de l’extrême droite doit être prise au sérieux.

 

De même l’abstention qui exprime une défiance inquiétante vis à vis du système politique et de la démocratie représentative.

 

Je ne pense pas que l’abstention exprime fondamentalement un désintérêt de nos concitoyens. Elle est plutôt la manifestation d’un écart grandissant entre les aspirations populaires et les réponses apportées globalement par les partis politiques. Elle exprime le rejet du système et de l’injustice sociale par beaucoup de nos concitoyens. Je pense qu’il faut y voir une crise démocratique très profonde sur fond de crise sociale.

 

Comment ne pas voir un brouillage supplémentaire de la vie politique dans l’accord qui a été passé entre le PS et EELV, deux composantes de la majorité, celle d’hier, mais aussi d’aujourd’hui, contre des candidats du Front de Gauche issus également de la majorité départementale ?

 

Il est plutôt impératif et urgent qu’ensemble, unis dans des rassemblements les plus larges, nous nous efforcions de revivifier la démocratie représentative dans tous les types d’élection ainsi que le goût de la participation citoyenne. C’est une question d’éthique, comme vous venez de le dire, Monsieur le Président.

 

Comment ne pas voir aussi ce brouillage de la vie politique dans le non respect de la règle du désistement à gauche au 2ème tour ?

 

En décidant de ne pas se désister au 2ème tour pour les candidats du Front de Gauche, Europe Ecologie-Les Verts s’est véritablement désolidarisé du bilan de l’exécutif départemental et par conséquent, de l’union à gauche. D’ailleurs, l’écologie et le respect de l’environnement ne peuvent être présentés comme le monopole d’EELV.

 

Cette attitude est contraire aux principes républicains du désistement au 2ème tour pour le candidat de gauche arrivé en tête au 1er tour.

 

Comment ne pas y voir aussi une rupture du contrat moral et politique entre les partenaires qui ont construit ensemble des réponses du service public départemental utiles à la population val-de-marnaise et que les électeurs viennent de valider et de légitimer ?

Cette stratégie développée par Europe Ecologie-les Verts, avec beaucoup de modulations au plan national, a pris une tonalité toute particulière dans le Val-de-Marne dirigé depuis 1976 par la gauche avec un Président communiste.

 

En identifiant des candidats du Front de Gauche comme les principaux adversaires politiques, donc à battre, Europe Ecologie-Les Verts s’est détourné de l’enjeu principal qui était de battre la droite et l’extrême droite. Cette attitude a affaibli la dynamique de gauche qui, malgré nos bons résultats, pouvait nourrir l’ambition d’aller encore plus loin.

 

La déclaration de Jean-Vincent Placé, n°2 d’Europe Ecologie-les Verts interrogé par Agnès Soubiran, sur France Info, le 25 mars 2011, apporte un éclairage sur le sens d’un tel comportement.

 

Je trouve inacceptable et inadmissible de déclarer en parlant du Val-de-Marne, je cite : que « la gestion départementale en Val-de-Marne, est parfois légitimement considérée comme très archaïque et très peu écolo… ». Il n’a pas hésité à placer Europe Ecologie-Les Verts hors de la majorité départementale en ajoutant, je le cite encore : « nous ne sommes pas dans la majorité départementale, il faut dire les choses telles qu’elles sont, au sens strict, avec le Parti communiste français. ».

 

Dont acte !

 

Face à tout cela, la progression du Front de Gauche est très positive. Elle a largement participé à la victoire des forces de gauche, son score national est de 9,3% en prenant en compte l’ensemble des cantons.

Dans le Val-de-Marne, cette progression est encore plus sensible. Au premier tour, avec près de 21% des suffrages, le Front de gauche s’est hissé à la première place des forces politiques val-de-marnaises, devant l’UMP à 20%.

 

Au 2ème tour, le Front de gauche a su rassembler largement les voix d’électeurs de gauche qui, de fait, ne sont la propriété d’aucune formation politique.

 

Si nous sommes satisfaits du résultat du Front de Gauche, nous ne cultivons pas pour autant d’autosatisfaction dans ce paysage politique préoccupant et bouleversé par cette élection.

 

Il est prioritairement urgent de barrer la route à l’extrême droite, à ses idées, et de tout faire pour que la citoyenneté retrouve le chemin des urnes dans une démocratie rénovée.

 

Dans notre pays où l’exaspération est considérable, il est tout aussi urgent que la gauche présente une alternative réelle et que se dessine un espoir dans de grandes transformations dans la vie de chacun et de tous.

 

Les résultats des cantonales constituent un point d’appui pour résister à la politique gouvernementale et lui opposer d’autres choix.

 

Les rencontres et les échanges que nous avons eus durant cette campagne ont été d’un apport considérable.

 

Ils nous ont permis d’affiner notre approche et notre compréhension des principales préoccupations et attentes des Val-de-Marnais.

 

Au moment où s’installe le Conseil Général pour une nouvelle mandature, celles-ci donnent un sens nouveau et orientent la politique que le groupe Front de gauche souhaite mettre au service de l’action départementale.

 

Au cœur des préoccupations évoquées reviennent souvent avec beaucoup d’angoisse et de douleur, les problèmes relatifs au logement, à la santé et à son coût, à l’avenir des jeunes, à l’emploi, aux services publics, la tranquillité publique, les déplacements.

 

Sur ces questions, nous continuerons à être présents dans les luttes, comme nous l’avons fait ce mardi avec les hospitaliers de Mondor, et aujourd’hui par le soutien que nous adressons aux travailleurs sociaux qui exigent des moyens de l’Etat pour leur permettre de mener leur mission.

 

Bien que déjà fortement présentes dans le bilan de l’action du Conseil général, les situations parfois dramatiques vécues par de plus en plus de personnes nous conduisent à y porter une attention nouvelle en terme de solidarité, de lutte contre l’exclusion et les discriminations.

 

Nous voulons une banlieue soucieuse d’innovation, comme nous l’avons fait avec le Mac Val, avec Filival, par nos initiatives de solidarité… aujourd’hui avec Orbival…

 

Nous voulons aussi une banlieue soucieuse de qualité de vie et de mixité sociale en poursuivant très activement nos efforts en matière de petite enfance, d’environnement et pour le logement social.

 

Pour avancer dans cette voie, nous souhaitons que le Département soit toujours plus et mieux un lieu de mobilisation et d’expression des différents acteurs, citoyens, associatifs, institutionnels, économiques et sociaux.

 

Selon nous, le développement de ce rôle de fédérateur et de dynamisation des partenariats avec les communes et le monde associatif doit être sans cesse priorisé. Il doit l’être conjointement avec un nécessaire essor de l’implication citoyenne et des salariés dans la vie départementale.

 

C’est pourquoi, le groupe Front de Gauche propose que la définition des missions et des responsabilités de l’exécutif prennent en compte ces nécessaires évolutions.

 

Particulièrement, en ce qui concerne :

-       le rapport avec les salariés des entreprises du Val-de-Marne,

-       avec le monde associatif,

-       les droits de l’Homme et la lutte contre les discriminations, les questions de migrations

-       la jeunesse

-       la santé et son coût

-       la proximité avec les populations les plus en difficultés

-       la conquête de droits nouveaux

 

Ces questions interpellent beaucoup la compétence générale du Département sur des choix de société qui traversent les territoires.

Elles soulignent la nécessité de continuer à s’opposer à la réforme territoriale du gouvernement jusqu’à son abrogation.

 

Pour cela, il y aura, je l’espère, la victoire de la gauche en 2012, aux élections présidentielles et législatives.

 

Dans la foulée de ses attaques contre les services et les missions de l’Etat, la droite ne s’est pas trompée en ciblant prioritairement le département pour s’attaquer à l’ensemble des services publics locaux.

 

Dans l’alternative aujourd’hui posée entre plus ou moins de services publics, le maintien ou non des départements est devenu un enjeu considérable.

 

Nous n’allons pas ménager nos efforts pour défendre les services publics locaux existants, donc le service public départemental, et, à partir de là, pour aller de l’avant dans l’intérêt général.

 

Défendre le département contre la réforme du gouvernement, ce n’est pas s’accrocher systématiquement et de manière archaïque à un statu quo, comme beaucoup le pensent à droite…, mais pas tous, comme certains élus de droite dans cette assemblée.

 

Nous voulons nous appuyer sur les aspects positifs, évidents et largement mis en valeur en Val-de-Marne, du processus de décentralisation engagé depuis 1982.

 

Pour faire évoluer au mieux l’organisation territoriale dans notre pays, il sera indispensable de lancer un grand débat national dans lequel l’expérience et la dynamique du Val-de-Marne peuvent être d’un apport considérable.

 

Toutes ces questions exigent aussi le respect par l’Etat de sa responsabilité financière envers les collectivités locales. A commencer par le remboursement de la dette de 82 millions d’euros au titre de la compensation des dépenses de solidarité nationale. L’ardoise est toujours chez le Préfet…

 

Nous voulons contribuer à développer une autre conception de la décentralisation qui soit d’abord une démocratisation dont le Val-de-Marne est une avant-garde reconnue et appréciée des Val-de-Marnais.

 

Dans cet énorme enjeu, nous voulons atteindre nos objectifs sur des réponses concrètes à ce qu’attendent les Val-de-Marnais pour leur mieux vivre quotidien.

 

En cela, les engagements que nous avons pris pendant la campagne devant nos électeurs sont les objectifs à atteindre. Notamment,

 

-       développer un outil de lutte et d’accompagnement pour le droit au logement en partenariat avec les communes, les bailleurs et avec la mobilisation des demandeurs de logements eux-mêmes

 

-       faire reculer la précarité énergétique en utilisant une partie des bénéfices produits par les groupes de l’énergie pour garantir l’accès de tous aux services vitaux : eau, électricité, gaz, téléphone

 

-       mettre à disposition de tous les collégiens entrant en 6ème dès l’année scolaire 2011-2012, un outil informatique

 

-       continuer la mobilisation pour les transports, en modernisant pour plus de régularité, de fréquence et de sécurité les lignes existantes (notamment les RER…) et gagner le métro Orbival en Val-de-Marne à horizon 2017

-       développer l’emploi en favorisant le lien entre développement économique et accès pour les Val-de-Marnais et notamment pour la jeunesse aux emplois ainsi créés,

 

-       doubler les crédits consacrés à la prévention spécialisée pour doubler les effectifs des clubs de prévention pour lutter contre les incivilités et la délinquance

 

-       aider plus les jeunes mamans qui élèvent seules leurs enfants en mettant notamment en place une aide éducative particulière et volontaire, priorité pour l’accès aux crèches départementales, projet particulier autour du RSA,

 

-       faire que le Val de Marne facilite les premiers pas en mettant en place une aide à la naissance pour toutes les jeunes familles val de marnaises en fonction des revenus, et en lançant un nouveau plan de 500 places financées en investissement dans les crèches municipales une fois le plan actuel achevé.

 

-       En instaurant une carte Diamant pour les retraités modestes, grâce à l’élargissement du niveau à partir duquel les plus de 60 ans pourront bénéficier de ce titre de transport permettant de se déplacer sur le réseau RATP et OPTILE.

 

-       Gagner le droit pour tous les résidents étrangers de voter aux élections locales.

 

Comme l’enjeu de toute élection locale est aussi national, l’action des collectivités locales renvoie aussi à des problématiques nationales.

 

Dans cette conception d’un Etat unitaire, central et décentralisé, l’action du Conseil Général du Val-de-Marne et aujourd’hui nos propositions innovantes pour l’intérêt général montrent que d’autres choix sont possibles au plan national.

 

En agissant pour un département qui compte dans la vie quotidienne de tous les Val-de-Marnais, nous sommes convaincus d’agir également pour ouvrir des perspectives nationales de transformation sociale.

Publié dans Cantonales 2011

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article