Communiqué de presse de la CGT RATP

Publié le par jack palmer

Depuis le début de l’année, la CGT œuvre à combattre le projet de réforme gouvernemental sur les retraites.
Ce projet n’est ni juste, ni efficace. Il concerne l’ensemble des salariés qu’ils soient du secteur privé, public ou ressortissants d’un régime spécial. Le cœur de la réforme aura des conséquences néfastes sur l’ensemble des salariés et particulièrement ceux qui auront eu une carrière incomplète, notamment les femmes.
Alors que notre pays, ruiné au sortir de la Seconde Guerre mondiale, a été en capacité d’inventer puis de mettre en place un système de protection sociale solidaire, nous ne pourrions pas aujourd’hui, alors que la France est une des cinq premières puissances économiques au niveau mondial, le financer !
Au prétexte de « sauver le système par répartition », cette réforme vise à diminuer significativement le niveau des pensions et contraindre, ceux qui en auront les moyens, à se tourner vers des systèmes complémentaires d’assurances privées, donnant une place toujours plus grande à la capitalisation individuelle qui sera, à terme et comme cela s’est fait dans d’autres pays, le prétexte à conduire vers un système par capitalisation.
L’inefficacité et l’iniquité de cette réforme renforce d’autant le besoin de la combattre. En refusant d’élargir l’assiette de cotisation aux revenus des marchés financiers, aux bénéfices des entreprises, à une réforme de la fiscalité des entreprises, à la suppression du « bouclier fiscal », le gouvernement fait peser plus de 80% des efforts sur les salariés au prétexte d’une crise économique dont ils sont nullement responsables.
Pour nous, l’élargissement de l’assiette de cotisations cumulé à une augmentation significative des salaires et au développement de l’emploi sont les seules mesures de nature à pérenniser le système et nos régimes de retraites ; cela implique que d’autres choix politiques soient faits, et ce, sans attendre les échéances électorales de 2012.
À la RATP, nous dénonçons la politique salariale menée dans l’entreprise. Avec 0,25% d’augmentation du « point d’indice » (en masse) pour l’année 2010 et une prévision de 0% d’augmentation pour 2011, c’est autant de « manque à gagner » pour le financement de notre protection sociale, de nos retraites.
Pour ce qui est de l’emploi, la direction de la RATP prône une productivité contre l’emploi qui amène pour l’année 2010 la suppression de 730 postes, se cumulant à ceux déjà supprimés ces dernières années. C’est autant de cotisations en moins pour nos retraites, c’est autant de portes fermées pour les jeunes en attente d’un emploi.


Communiqué de presse
C’est au regard de ces éléments que la CGT/RATP, partie prenante dans les initiatives et mobilisations, revendique une autre réforme des retraites.
Les actions engagées depuis le début de l’année (23 mars, 27 mai, 24 juin, 7 et 23 septembre et 2 octobre) ont permis un élargissement de la mobilisation au niveau national comme à la RATP où l’ensemble des Organisations Syndicales rejette le projet gouvernemental.
L’autisme gouvernemental face à la réalité du mécontentement social nous amène à proposer aux agents de notre service public de monter le ton, le niveau de la mobilisation.
A la RATP, les agents sont appelés à se réunir pour décider collectivement des suites qu’ils souhaitent donner à l’action collective du 12 octobre et ses suites.
Pour cela, la CGT/RATP met à disposition des agents un préavis de grève illimité à partir du 12 octobre, appelle à l’élargissement des mobilisations comme à la reconduction du mouvement.
Nous exigeons :
   Comme plus de 60% des salariés, l’ouverture d’un grand débat national sur une nécessaire réforme des retraites, plus juste, efficace et portant des mesures pérennes ;
   À la RATP:
o    l’arrêt de la politique de productivité contre l’emploi,
o    La mise en œuvre d’une autre politique salariale par l’augmentation de 3,2% de la valeur du point d’indice par an sur six ans,
o    La mise en œuvre de mesures compensant la pénibilité due aux conditions d’exercice de nos métiers et à nos missions de service public pour les agents embauchés depuis le 1er janvier 2009.
Nous appelons l’ensemble des agents de notre entreprise publique à se mobiliser et à combattre l’injustice de cette réforme qui n’a d’égale que notre détermination à imposer d’autres choix !
Paris, le 4 octobre 2010

Publié dans Retraites

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