C'EST LA POLITIQUE DE SARKOZY LE PROBLEME, PAS LE SERVICE PUBLIC

Publié le par jack palmer

le 14 Mars je vote
Nicolas Sarkozy est à l'origine du plus grand plan de licenciements en France.

36 000 emplois publics sont programmés pour être supprimés en 2010, résultat du non-renouvellement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Le gouvernement ferait mieux qu'en 2009  où 30 000 emplois ont été rayés de la carte. L’Education nationale figurera en tête du tableau de chasse à l’emploi avec 16 000 postes en moins. CGT, FSU et Solidaires appellent les agents à
une journée de grève nationale, le 21 janvier. Dans l’éducation nationale, l’Unsa et le SGEN-CFDT se joignent au mouvement. Le PCF soutient cette journée d'actions.

Une volonté de casse du service public
D'un côté Sarkozy évoque dans ses voeux un modèle social français dont les services publics constituent l’ossature, et de l'autre il y porte des coups terribles. Outre les salaires et grilles indiciaires, les suppressions d’emplois dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP) sont au cœur des revendications des fonctionnaires. La loi dite de mobilité et des parcours professionnels, votée fin juillet 2009  remet en cause la garantie de l’emploi pour l’ensemble des fonctionnaires.

Cette réforme n’a d’autre objectif que de réduire les effectifs de la fonction publique.
Pour accélérer le mouvement un décret autorise le versement d'une indemnité de départ volontaire dans la fonction publique territoriale,  en cas de démission pour  les motifs de « restructuration de service », de « départ définitif de la fonction
publique territoriale pour créer ou reprendre une entreprise » ou pour « mener à bien un projet personnel ».
Les réformes territoriales, celles des administrations de l’État dans les territoires, celle des collectivités locales et la taxe professionnelle sont  également  au cœur  de la journée d’action. Les collectivités territoriales assurent  75 % de l’investissement public du pays et la taxe professionnelle représente la moitié de leurs ressources.
A cela il faut rajouter la privatisation de la poste qui va la transformer  en société anonyme, l’introduire en Bourse, la vendre aux capitaux privés.

Voulons nous d'un service publique qui réponde à la loi du marché où aux besoins de la population ?
Tout au privé ?

La droite nous présente les dépenses publiques comme un coût et non pas comme un investissement. Pour elle et pour les libéraux, le service public est le verrou à faire sauter pour pouvoir privatiser. Et le gouvernement continue de favoriser une
minorité de possédants de plus en plus riches : bouclier fiscal, dégrèvement de charges sociales et fiscales en faveur des entreprises  notamment les plus grosses, qui délocalisent à tour de bras, alors qu'on réduit tous les moyens pour la majorité de la population, sécurité sociale, logement, retraite.
Mais, le statut de la fonction publique est d’abord une garantie, pour les citoyens. C'est la garantie d’un accès égalitaire aux services publics rendus par des agents protégés des pressions politiques et partisanes.

Qu'est-ce qui nous attend ?
Des files aux bureaux de poste, de préfecture, un service public qui ne répondra plus aux besoins des citoyens, qui ne sera ni efficace. Une seule solution : dire NON à la casse des services publics.

Le service public pour améliorer nos vies
La question est  celle d’un développement  qui  place la satisfaction des besoins humains essentiels en priorité. Il s’agit de promouvoir une république unitaire et démocratique avec les mêmes droits assurés à tous.  Des espaces permettant
l’expression et l’intervention des citoyens, des salariés et des élus dans les territoires. C'est avec ces principes que l'on peut créer des dizaines de milliers d'emploi.

Les collectivités locales sont les premiers services publics à la disposition des citoyens. Elles doivent être à ce titre considérés comme des biens publics à défendre, à améliorer avec le développement de coopérations intercommunales volontaires et des complémentarités avec les services territoriaux de l’État pour garantir les droits fondamentaux de chacun. Ces questions doivent être au centre des rassemblements à construire, usagers-salariés-élus, pour des politiques publiques au service de tous.

Cette ambition, que porte le PCF, doit être celle de la gauche, plutôt que de céder aux idées libérales.  Les Régions peuvent être de véritables points d’appui en refusant de privatiser et d'externaliser, en développant leur service public, en aidant les autres collectivités à développer leur service public (petite enfance, restauration), en construisant des grandes résistances mettant en échec les projets gouvernementaux et européens.

Les services publics seront donc au cœur des enjeux des élections régionales des 14 et 21 mars prochains.

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Publié dans Département 94

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