Conseil de la semaine : emmener son enfant à moto

Publié le par jack palmer

Une moto ou un scooter, peuvent accueillir un enfant en passager, mais tout dépend de sa taille. Le conducteur doit aussi prendre certaines précautions avant et pendant le transport. Prudence  !

LA BONNE TAILLE Comme le disait Coluche  : «  La bonne taille pour les jambes, c’est quand les deux pieds touchent par terre  !  ».
 Ce dicton non dénué de bon sens est tout à fait applicable à l’enfant passager d’une moto.

 L’idéal pour l’embarquer à l’arrière de la selle est qu’il ait les jambes assez longues pour s’appuyer sur les repose-pieds.

 La précaution élémentaire est de s’assurer que ses pieds ne puissent être entraînés entre les parties fixes et les parties mobiles de la machine (roue, disque de frein, couronne…).

Le siège pour enfant : le mauvais plan

Bien que le Code de la route prévoie le transport des enfants de moins de cinq ans moyennant «  l’utilisation d’un siège conçu à cet effet et muni d’un système de retenue  », nous ne saurions conseiller ce type d’équipement.

En effet, l’enfant ne peut gérer son équilibre faute d’appuis sur les jambes. En outre, il se trouve très vulnérable en cas de chute car il est pratiquement solidaire de la moto (même s’il n’y est pas sanglé). Sans parler des contraintes physiologiques.

La ceinture de sécurité : l’alternative ?

Il existe pourtant une alternative : une ceinture de maintien, mise au point par Veector Pan-belt, présentée dans le Moto Magazine n°260 - septembre 2009. Cet accessoire se constitue d’un tapis de selle sur lequel s’assoit le conducteur (non solidaire du véhicule) auquel est rattachée une solide ceinture à boucle rapide qui fait le tour de la taille du passager. Ce produit nous a séduit, autant pour le transport d’un enfant que pour celui d’un passager adulte sur une moto dépourvue de barre de maintien, ou encore à l’occasion d’un long trajet : on ne craint plus de le voir tomber s’il s’endort. Ingénieux !

Le casque : pas trop lourd

Pour éviter le type «  jet  » qui ne garantit qu’une protection relative, alors que les intégraux sont rares sur le marché, il est possible de se tourner vers les modèles tout-terrain. Ces derniers sont en effet souvent mieux adaptés à la morphologie de nos chères têtes blondes.
 Le problème est qu’un enfant : ça grandit ! La marque Marushin propose un intégral (le 111 NX kids, voir Moto Magazine n°260 - septembre 2009) qui a la particularité d’avoir une garniture amovible pour accompagner la croissance de nos petites têtes blondes. Malgré son poids légèrement élevé, cette petite astuce permet une utilisation qui se compte en année.
  Il faut surveiller le poids du casque, afin de limiter les contraintes sur les vertèbres cervicales de l’enfant. En règle générale, celles-ci ne doivent pas supporter une contrainte supérieure à 1/25e du poids du petit. Donc, pour un casque de 1 kg (en moyenne), il faut que le marmot pèse au moins 25 kg (ce qui correspond à un enfant de 8 ans minimum).

Gant, pantalon, chaussures : minimum syndical

Il va sans dire que, comme pour l’adulte, aucune partie du corps de l’enfant ne doit être exposée. Donc pas de trajet maison-école en sandalette, jupe, ou T-shirt. Pour les gants, on trouve en jardinerie des modèles en cuir adaptés aux mimines de nos bambins.

Jeff Copin, Fabien Navetat, Stephane Tetart - 28/08/2009

 

A retenir…

- • Attendre que l’enfant puisse atteindre les repose-pieds sans tendre exagérément les jambes.
- • Privilégier le casque intégral et faire attention au poids supporté par le cou de l’enfant.
- • Adapter le rythme, réduire la distance et multiplier les arrêts.

Dans nos éditions :

- Test équipements moto pour enfants
- Casque ajustable et ceinture de sécurité

Les bonnes manières

Combien de bambins arrivent à l’école assis à califourchon sur le réservoir, sans casque et parfois à plusieurs  ?
- Et combien de parents s’affranchissent du port du casque (et de tout équipement de sécurité) pour parcourir les quelques centaines de mètres qui les séparent de l’école  ?  ! N’oublions pas que pour l’enfant plus que tout autre, l’exemple vient d’en haut…

La bonne dose

Pour éviter de dégoûter le chérubin dès la première sortie, il s’agit de bien adapter la durée du trajet (pas plus de 50 km la première fois et pas d’une seule traite) et de penser à effectuer des pauses fréquentes.
- Ne pas oublier qu’il est totalement coupé du monde et penser à convenir d’un «  code d’urgence  » pour qu’il puisse solliciter un arrêt. Bien sûr, ne surtout pas insister ni persévérer s’il n’apprécie pas l’exercice, au risque d’engendrer une véritable phobie (bruit, vent, vitesse…).

Publié dans On se parle

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