Lettre ouverte des Communistes aux Socialistes et aux électeurs de Gauche de Boissy st Léger.

Publié le par jack palmer



Cher(e)s ami(e)s.

Il y a quatre ans, le projet de constitution européenne, qui faisait l’objet d’un consensus entre l’UMP, le Parti socialiste, les Verts, le MEDEF, la radio, la télévision, la plupart des journaux, était rejeté par le peuple français à plus de 54%.

Dans notre ville de Boissy st Léger, le « NON » à ce projet ultra-libéral (conçu par Valéry Giscard d’Estaing, père fondateur de l’ex UDF devenu MODEM) l’emportait à 55,66%.

Au début de la campagne, quand le « OUI » caracolait à plus de 60% dans les sondages, qui pouvait prédire que la victoire du NON serait au bout du débat ? Le combat était largement inégal, mais finalement l’intelligence citoyenne a surpassé la force de frappe médiatique. Nos concitoyens, les salariés ont, heureusement, décrypté le texte de la constitution, en ont amplement débattu avec d’autres, et, de proche en proche, un mouvement majoritaire s’est constitué.

Comme dans tout le pays, vous avez été quelques-uns, adhérent(e)s Socialistes, adhérent(e)s des Verts, sympathisant(e)s et électeurs de gauche de Boissy st Léger, à ne pas tenir compte, par sincérité et par attachement aux valeurs de gauche, des consignes de votes que les dirigeants de la plupart des partis politiques avaient pu donner à l’époque. Certaines et certains d’entres-vous aviez même fait le choix de mener campagne avec les militants et les nombreux citoyens de la ville qui militaient pour le NON à cette constitution ultra-droite et ultra-patronal !

Ou en sommes-nous aujourd’hui et quels sont les vrais enjeux du 7 juin prochain ?

Malgré le NON majoritaire de notre peuple, suivi du NON des Néerlandais et des Irlandais, les dirigeants de l’Union Européenne et les différents chefs d’Etats, Nicolas Sarkozy en tête, ont bâti un nouveau traité dit « simplifié », le traité de Lisbonne. Mis à part des modifications de pure forme, ce « nouveau » traité, vous le savez, est la copie conforme de la défunte constitution européenne !

La seule nouveauté réside dans son adoption puisque ce traité de Lisbonne a été, cette fois-ci, adopté par voie parlementaire en 2008 « grâce » aux voix de l’UMP, du Nouveau centre, du MODEM, une partie des voix Socialistes et Verts quand ceci n’ont pas fait le choix de s’abstenir, ce qui, au final, revient au même résultat !

Malgré ses engagements de campagne, mais nous ne serons pas surpris, Nicolas Sarkozy a délibérément piétiné la souveraineté du peuple en refusant un nouveau référendum sur le traité de Lisbonne. En l’adoptant, l’Etat se vengeait ainsi des citoyens qui n’avait pas obéit à ses injonctions et les parlementaires (dont certains de gauche) se vengeaient de leurs électeurs qui avaient refusé de suivre les ordres et les consignes !

Pourquoi un tel acharnement à vouloir aujourd’hui encore faire passer à tout prix un traité Européen rejeté souverainement ? La réponse est simple et c’est précisément la dessus que nous aurons à nous exprimer le 7 juin prochain.

D’abord, contrairement à ceux qui véhiculent l’idée selon laquelle « l’Europe ne servirai à rien », que « ce n’est pas à cette échelle » qu’ont peut agir pour changer de politique en France et en Europe, rappelons que 80% des lois votées à l’Assemblée Nationale sont issues de directives et de textes européens.

Rappelons aussi que la suppression de 30000 postes de salariés dans les secteurs publics est la résultante des choix européens de « limiter les dépenses sociales ». Que les violentes attaques contre les salaires, l’emploi, les retraites, la protection sociale, les transports comme l’université, découlent de choix politiques communs visant à faire de l’Europe « un marché ouvert ou la concurrence est libre ».
Avec « l’indépendance de la banque centrale européenne », ce sont en fait tous ces dogmes qu’ont veut rendre intangibles avec l’adoption du traité de Lisbonne ! Autant dire ici qu’il est fallacieux, illusoire de prétendre « améliorer socialement la politique européenne » si un tel traité était demain ratifié.

La crise du capitalisme a, depuis, donné raison à ceux qui combattaient ces politiques de déréglementations, de privatisations et de compression des salaires.

Le 7 juin sera donc une nouvelle occasion pour le peuple de gauche de dire NON au traité de Lisbonne, NON aux dirigeants qui hier ont consacré la liberté totale des marchés financiers et qui aujourd’hui nous promettent « la régulation », « l’harmonisation », d’envoyer un carton rouge à Sarkozy pour sa politique de casse sociale en France et en Europe !

Le 7 juin, c’est le jour où ont pèse pour un SMIC à 1600 euros et l’instauration d’un SMIC européen équivalent à 60% des salaires moyens en Europe, un dispositif de blocage des licenciements et la mise en place d’une sécurité sociale professionnelle, l’amélioration de la protection sociale et l’avenir des retraites..(détail des propositions à retrouver sur le site du Font de Gauche.

Enfin, le 7 juin, en élisant des députés de combat à l’image de nôtre tête de liste en Ile-de-France, Patrick Le Hyaric, directeur du journal L’Humanité, c’est l’occasion de peser en faveur d’une gauche qui soit véritablement de gauche, qui rejette clairement les manœuvres stratégiques de rapprochement avec le centre en vue de 2012, qui a le courage de s’attaquer à la loi de l’argent pour les salaires, l’emploi, un nouvel horizon pour la jeunesse.

C’est le vote que propose le Front de Gauche pour changer d’Europe à toutes celles et ceux qui en 2005 avaient voté NON à cette Europe libérale.
Ensemble, dans notre pluralité, nous pouvons une nouvelle fois bouleverser leurs scénarios. Ne ratons pas cette occasion !

Amicalement

La section PCF de Boissy st Léger


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Publié dans Boissy

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