Un 19 mars encore plus fort qu'en janvier ?

Publié le par jack palmer

Les huit confédérations syndicales ont confirmé lundi la tenue d’une nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle le 19 mars, avec "grèves et manifestations", en espérant que le mouvement sera encore "plus fort" que lors de la journée d’action du 29 janvier.

Selon elles, en effet, le sommet social du 18 février n’a conduit qu’à "une légère inflexion sociale" au plan de relance gouvernemental, car "les mesures sont trop parcellaires pour modifier le cap économique".

Aussi, CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Unsa (autonomes) et Solidaires (dont les syndicats Sud) "confirment la journée de mobilisation interprofessionnelle du 19 mars qui donnera lieu à des grèves et des manifestations dans tout le pays", dans un "appel" adopté lors d’une réunion au siège de la CFTC.

Les syndicats critiquent le refus d’augmentation du Smic, de revenir sur la défiscalisation des heures supplémentaires et sur les 30.000 suppressions de postes dans la Fonction publique. S’y ajoute, ont-ils déploré, "l’attitude dogmatique du patronat".

Une nouvelle réunion intersyndicale est prévue le 20 mars, au lendemain de la journée de mobilisation.

La première grande mobilisation interprofessionnelle, le 29 janvier, à l’appel des mêmes confédérations, avait réuni entre un et 2,5 million de manifestants.

Selon Gabrielle Simon (CFTC), les syndicats se sont donné pour but de "mobiliser plus fortement" que le 29 janvier. "L’objectif, c’est de faire encore plus fort" que ce jour-là, a ajouté Annick Coupé (Solidaires).

Le 19 mars doit permettre de "franchir un pas nouveau" sur les questions du pouvoir d’achat et du partage des richesses, selon Marcel Grignard (CFDT).

"C’est par le rapport de force et la mobilisation que nous obtiendrons de nouvelles mesures pour sortir de la crise", a jugé Maryse Dumas (CGT).

Presque tous les dirigeants syndicaux ont critiqué l’attitude du Medef et de sa présidente Laurence Parisot.

Marcel Grignard lui a reproché de "ressortir le discours économique d’il y a trois ou quatre ans". "Le président de la République va plus vite qu’elle dans la compréhension politique du monde", a-t-il dit.

L’Unsa et la CFTC ont critiqué ses déclarations "quelquefois provocatrices" et la CFE-CGC a jugé que celles-ci nourrissaient "de fortes suspicions sur la volonté du Medef de s’impliquer véritablement" dans le dialogue social.

Les syndicats ont d’autre part récusé tout attentisme en renvoyant à dans un mois le nouveau rendez-vous social. "Ca se prépare. On n’appuie pas sur un bouton !", a fait valoir Michèle Biagi (FO).

Ils se sont enfin félicités du maintien de l’unité d’action, "en dépit des tentatives de nous diviser", a fait observer Gérard Aschieri (FSU) dans une allusion au fait que seuls cinq des huit syndicats avaient été invités sommet social.

 


Publié dans Plan de relance du PCF

Commenter cet article