Un UMP écrit à l’UMP (pour info)...

Publié le par jack palmer


Quand bien même à droite, ça se déchire en coulisse, nous continuons(les classes populaires) à trinquer encore plus fort.
Et qu'en est il des propositions ou rassemblement de Gauche, face à cette crise sans précedent?
A part les egos nationaux de certains, de Melenchon a Hue pour rajouter a la division, ou Besencenot qui fait du bruit (médiatique) mais refuse la bataille à mener, et aux Verts qui se rassemblent derrière Cohn Bendit(de plus en plus à droite).
Je ne parle pas du PS officiel, dont les dirigeants sont seulement à la gauche de l'UMP, donc à droite, même si certains affichent une autre image(Européennes oblige). Quand au POI, si effervesent au marché en refusant l' Europe(c'était mieux avant, une guerre tous les 20ans) mais totalement transparents sur les expulsions locatives à Boissy(alors qu'ils ont le logement au conseil municipal). Sans oublier un futur nouveau parti des "exclus" du PCF, faisant une conférence de presse vendredi 05-12, ou était présent par exemple Jacques Perreux, réelu(débat animé) par 110 voix contre 86 lors de la conférence fédérale du 94 réunis les 05,06 et 07 Décembre(j'y étais). Comme exclus, les bolchéviques ont fait mieux pendant la guerre d'Espagne.
Pour les communistes de Boissy, l'heure n'est plus à théoriser. elle est à un grand rassemblement de la population pour faire aboutir des vrais idées de classes et créer les conditions d'un grand front populaire ou l'Homme est au centre d'une société nouvelle.
Alors les mous de la callebasse, grands parleurs devant l'éternet (lequel?), il est grand temps de réagir et de faire front contre le MEDEF et ses suzerains mis au pouvoir en 2007.


mardi 9 décembre 2008 (11h07)

Député UMP de la Dordogne depuis 1993, Daniel Garrigue claque la porte du parti majoritaire et de son groupe à l’Assemblée. Dans cette lettre adressée ce lundi au secrétaire général de l’UMP, que Rue89 s’est procurée, il pointe un manque de démocratie interne et des "divergences sérieuses avec le président de la République". L’élu annonce par ailleurs son intention de "créer, dans les prochaines semaines, une nouvelle formation politique, gaulliste, sociale et européenne".

"Bergerac, le 08/12/2008

Monsieur le secrétaire général,

J’ai appartenu depuis 1974 à l’UDR et depuis 1976 au RPR. Contrairement à ce que l’on entend dire parfois, ces formations politiques n’étaient pas des partis de "godillots", mais des mouvements où il y avait un débat permanent et où l’on appréciait particulièrement les hommes et les femmes qui avaient suffisamment de caractère pour demander des remises en question ou pour exprimer leur désaccord.

[...]

En 2002, nous avons créé l’UMP et je suis de ceux qui y ont été favorables parce que je pensais qu’à l’heure de l’Europe, il était important d’avoir une grande formation capable de réunir des gens qui venaient de sensibilités différentes, mais qui avaient pris l’habitude de travailler ensemble. Toutefois, compte tenu de ces différences de sensibilité, la condition de la réussite, c’était qu’il y ait un débat permanent à l’intérieur du mouvement.

Ce débat, nous l’avons eu jusqu’en 2004, aussi longtemps qu’Alain Juppé a assuré la présidence de l’UMP, et sur des sujets aussi divers que la laïcité, l’environnement ou la construction de l’Europe. Lorsqu’Alain Juppé a dû malheureusement se retirer, nous avons fait confiance à Nicolas Sarkozy.

Ce changement a été désastreux car nous avons perdu et la supériorité intellectuelle d’Alain Juppé et le débat lui-même. Le mouvement n’est plus devenu qu’une simple machine électorale qui a, certes, remarquablement fonctionné jusqu’aux présidentielles de 2007. Depuis lors, ce n’est plus qu’un ectoplasme de mouvement politique d’où le débat a été totalement évacué et où les conseils nationaux ne sont plus que le prétexte à des joutes oratoires sans grandeur entre le secrétaire général et ses adjoints, qui sont en même temps ses rivaux.

[...]

Depuis les élections présidentielles, et particulièrement ces derniers mois, j’ai été conduit à exprimer des divergences sérieuses avec le président de la République et avec le mouvement, et pour l’essentiel, sur trois aspects.

1/ La justice fiscale : ce fut un thème fort de notre action pendant des années. Ce ne l’est plus pour Nicolas Sarkozy et son entourage

Lors du vote du projet TEPA, en juillet 2007, nous étions déjà un certain nombre à nous alarmer du renforcement excessif du bouclier fiscal et notamment de son extension à la CSG.

L’application du bouclier fiscal au prélèvement de 1,1% en faveur du Revenu de solidarité active (RSA) a suscité plus d’émotion encore au sein du groupe UMP. Lorsque je suis intervenu dans la discussion générale à l’Assemblée nationale et que j’y ai défendu par avance mon amendement écartant ce bouclier, la moitié de mes collègues UMP présents m’applaudissaient en se dissimulant derrière leur pupitre. A l’heure du vote de cet amendement, j’étais seul du groupe UMP, tant les pressions exercées sur les uns et sur les autres avaient été fortes -et particulièrement sur les cosignataires.

L’amendement de Frédéric Lefebvre portant de 12000 à 15000 euros la déduction de l’impôt sur les revenus pour les emplois familiaux a suscité tout autant des réactions au sein du groupe UMP. Repris sous la forme d’un amendement du gouvernement, il a provoqué l’indignation de la majorité des députés UMP présents dans l’hémicycle, très étonnés que l’on présente un pareil dispositif à l’heure où la menace de crise économique devrait appeler, au contraire, à plus de solidarité.

Dans un premier temps, cet amendement a été retiré. Mais il est revenu une semaine plus tard, sous une forme un peu édulcorée et présenté par son auteur initial –il ne fallait surtout pas que l’Elysée perde la face ! Je m’y suis de nouveau opposé, bien que le whip du groupe UMP ait demandé au président de séance de m’empêcher de parler –ce que j’ai fait, néanmoins, par un rappel au règlement. J’ai voté contre tandis que d’autres de mes collègues s’abstenaient.

2/ L’annonce du retour dans l’organisation intégrée de l’Otan

Le président de la République a brusquement annoncé à Londres le 27 mars 2008, puis à Bucarest le 3 avril 2008, le retour programmé de la France dans l’Otan.

Le Premier ministre a confirmé ce choix le 26 juin 2008 à l’Assemblée nationale, en liant cette décision à un renforcement de la défense européenne.

J’ai, dès le départ, exprimé mon opposition à une mesure qui remettrait en cause un consensus fort dans notre pays depuis 1966. Qu’il y ait lieu de débattre, certes, tant le fonctionnement de l’Otan et les menaces elles-mêmes ont évolué, mais l’une des questions à poser n’est-elle pas précisément le bien-fondé de la pérennité de l’Otan?

Or, le débat n’a pas lieu –pas plus au groupe UMP, malgré mes demandes relayées par plusieurs collègues, qu’ailleurs- et les questions posées sont pourtant fondamentales.

La sortie et le non-retour dans l’Otan ont été l’un des éléments forts de notre influence sur la scène internationale. Aurions-nous pu, par exemple, nous positionner, comme nous l’avons fait, lors de la seconde guerre d’Irak?

Nous affirmons, à juste titre, que nous voulons une défense européenne. Mais pourquoi faudrait-il passer par le canal de l’Otan pour l’organiser alors que nous pouvons parler directement avec tous nos partenaires et que, de plus, certains d’entre eux –notamment, les pays de l’Europe du Nord– n’ont nullement l’intention d’adhérer à l’Otan?

Enfin, est-il raisonnable de revenir dans l’Otan au nom de la défense européenne au moment même où les Américains projettent d’installer, en dehors de l’Otan, des défenses anti-missiles en Pologne et en République tchèque? Il y a là une contradiction tellement évidente que le président de la République lui-même a proposé au sommet Union européenne-Russie de Nice l’abandon de tout projet de défense anti-missile aussi bien du côté américain que du côté russe, avant de se rétracter le lendemain sous les pressions américaines.

3/ Les résultats désastreux de l’UMP dans le grand Sud-Ouest

Depuis 2007, nous avons connu dans les quatre régions du grand Sud-Ouest (Poitou-Charentes, Limousin, Aquitaine, Midi-Pyrénées) des revers électoraux qui tranchent sensiblement avec les résultats d’autres régions. Nicolas Sarkozy a été devancé par la candidate socialiste aux présidentielles, nous avons perdu la moitié de nos députés aux législatives, la moitié de nos villes aux municipales, puis la moitié de nos sénateurs.

J’ai demandé, à plusieurs reprises, dans les instances de l’UMP, que ces résultats fassent l’objet d’une analyse. Je n’ai eu aucun écho.

La vérité, c’est que, dans ces régions, où nous nous sommes implantés derrière le général de Gaulle, derrière Jacques Chaban-Delmas et derrière Jacques Chirac, le discours néo-libéral et atlantiste du président de la République ne passe pas. Le minimum serait, s’il y avait une possibilité de débat à l’UMP, que nous puissions exprimer notre sensibilité, y compris lors des discussions au Parlement. Mais la volonté de mettre au pas un parti qui regroupe pourtant plusieurs familles politiques aux fondements bien distincts interdit le débat qui serait salutaire.

L’échec, dimanche dernier, d’Yves Foulon, maire d’Arcachon et ami du Président, montre que désormais la déroute atteint aussi les stations balnéaires de la côte Atlantique, pourtant jugées les plus favorables. [...]

Aux municipales, nous avons perdu Périgueux et Bergerac. La chute dans les sondages du président de la République en raison de l’affichage people de ses vacances et de sa vie privée y a été pour beaucoup. La stratégie personnelle de Xavier Darcos qui a fait défiler à Périgueux, pendant la campagne, une grande partie du gouvernement et Nicolas Sarkozy lui-même, n’a arrangé les choses ni pour sa ville, ni pour Bergerac. [...]

Je ne fais pas carrière. Je fais de la politique. Je défendrai jusqu’au bout mes convictions gaullistes, sociales et européennes

http://sarkostique.over-blog.com/



De : PMU

Publié dans Société Politique

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