Déçus par Sarkozy, les policiers refusent les coupes budgétaires

Publié le par jack palmer

Nicolas Sarkozy en visite au commissariat de Sartrouville (Charles Platiau/Reuters)

Fin 2007, après une première manif des policiers le 22 octobre, Nicolas Sarkozy avait cru calmer la gente policière en la caressant dans le sens du poil, grande réception à La Défense à l’appui. Sans promettre grand chose. Mais au nom de l’incontournable Révision générale des politiques publiques (RGPP), le gourvernement réduit les moyens de la police, après avoir serré d’un cran la ceinture des gendarmes.

Au terme d’un accord signé avec la seule organisation Alliance, qui représente plus du tiers des gardiens de la paix (Unsa et SGP-FO en représentent plus de la moitié), les policiers devront se contenter de cinq jours de RTT, contre sept actuellement, et renoncer au mode de calcul de leurs heures supplémentaires.

En contrepartie, ils devraient bénéficier d’une prime de 15 euros par mois en 2009, portée à à 30 euros en juillet 2010, et d’une revalorisation de leur prime de risque. Ces mesures sont assorties d’un important programme de réductions d’effectifs, 10 000 postes seraient supprimés d’ici à 2012, soit 10% des effectifs.

Rien ne s’arrange dans la maison police

En conséquence, mardi, à Lyon 8 500 policiers affiliés à l’UNSA-Police et au SGP-FO (4 500 selon un comptage officiel) ont défilé à Lyon pour protester contre ce qu’ils considèrent comme un enterrement de Première classe.

Si rien n’intervient d’ici là, les manifestants se sont donnés un troisième rendez-vous dans la rue, à Bordeaux, dans deux semaines. Autrement dit, rien ne s’arrange dans la maison police, où l’on estime que l’impératif de sécurité passe au deuxième plan, alors que le Président a toujours proclamé que la préoccupation sécuritaire était pour lui essentielle.

Pire, on craint qu’un développement accéléré de la vidéosurveillance et des polices municipales n’accélère les désamour à l’égard de la police nationale. L’UNSA-Police, majoritaire chez les gardiens de la paix, est considérée comme penchant plutôt à gauche.

Photo : Nicolas Sarkozy en visite au commissariat de Sartrouville (Charles Platiau/Reuters)

Publié dans Plan de relance du PCF

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vendee 20/11/2008 01:21

C'est nouveau ce soutient la plioce de gauche est mieux traitée que celle dite de roite selon vous.ALLIANC POLICE NATIONALE syndicat majoritaire des personnels en tenue pouvez vous le comprendre et vous en souvenir ?Merci

Patrick 20/11/2008 17:43



A part une provocation anonyme mal placée, les communistes n'ont jamais eu d'ennemis déclarés chez le corp de fonctionnaires de la police.


Celà donne l'occasion de parler un peu, du malaise des "forces de l'ordre" en géneral, donc, merci. Rien de nouveau dans la reprise de cet article (Marcelin, le nom du journaliste, ça ne
s'invente pas !) qui ne fait que constater les dégats de la classe dominante parmi des fonctionnaires dont ceux qui sont (mal) payés pour les protéger .... Même si quelques uns font là ou on leur
demande de faire, dans l'ensemble ils essayent de bien faire un métier ou on leur réclame aujourd'hui de plus en plus de rendement, avec de moins en moins de reconnaissance. A quand la
délocalisation de la police, même si de plus en plus de villes s'obligent à s'équiper de cowboys municipaux, faute de fonctionnaires sufisants sur leur territoire. Même des villes dites
communistes se sont laissés embringués dans ce bisness sécuritaire. C'est dire si la question est grave ?


Des gendarmes relevent aussi la tête; http://www.section-pcf-boissy.org/article-24241541.html


Quand à mon pain, je l'achète chez un boulanger, et non dans un "point chaud", chacun son éducation.


Je ne suis pas sorti d'une caverne avant hier, et je suis capable de mesurer une menace pour ce qu'elle est. Je m'en souviendai merci, comme je me souviens des policiers qui ont participés
activement à la libération de Paris il y a plus de 60 ans. Cordialement, pour le PCF Boissy, Patrick, donc pas anonyme ...