Oui à un plan d’urgence ambitieux pour les transports publics en Ile-de-France

Publié le par jack palmer


Communiqué de presse
    
Oui à un plan d’urgence ambitieux pour les transports publics en Ile-de-France à l’invitation de Jean-Paul Huchon
 
L’Etat devra mettre plus d’argent sur la table
 
Les résultats de l’enquête publique sur le SDRIF montrent que les transports en commun représentent la première préoccupation des Franciliens. Les besoins et les attentes sont énormes et vont encore grandir avec la crise du pétrole. Le groupe CACR au conseil régional apprécie et approuve l’initiative prise par Jean-Paul Huchon en faveur du développement massif des transports en commun en Ile-de-France. Et de le traiter avec les acteurs des transports de façon publique.
 
En effet, les objectifs qu’il contient, correspondent à ce que nous portons depuis des années : définir un plan d’urgence pour les transports en commun, affirmer une ambition pour le système francilien, obtenir des financements à grande échelle appuyés sur de nouvelles ressources.
 
Mais nous souhaitons attirer l’attention sur l’orientation même des projets retenus. Certains revêtent, pour notre groupe, une très grande importance. Combattre les inégalités, c’est promouvoir le rééquilibrage Est/Ouest. Pour cela, les propositions de J.P Huchon doivent inclure les projets suivants :
 
- Engager la réalisation d’Arc Express, avec une priorité clairement affichée au segment du Val-de-Marne, soit Orbival, en cohérence avec l’indispensable rééquilibrage à l’est du développement de notre région ;
 
- Réaliser ce qui est nécessaire au bon fonctionnement de tous les RER, du Tram-train et des métros ;
 
- Prolonger la ligne 14 afin de désaturer la ligne 13 et soulager le RER A avec des rames à 8 wagons ;
 
- Assurer d’ores et déjà le financement de toutes les opérations CPER 2007/2013, et surtout du projet phare de la tangentielle nord, infrastructure de rocade en banlieue qui doit être réalisée sans tarder et intégralement, de Sartrouville à Noisy-le-Sec, ainsi que les tangentielles sud et ouest ;
 
- Prévoir la réalisation des opérations du Plan Banlieue et de rocades bus et tramways indispensables ;
 
- Continuer à renouveler le matériel roulant et assurer l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite.
 
Pour le groupe CACR, cela suppose de lier cette ambition inégalée à un financement accru fondé sur une participation de l’État plus importante. C’est ce que portent fortement Laurence Cohen et Jean Brafman administrateurs du STIF. Ils insistent également sur la nécessité d’un emprunt plus étalé dans le temps et assorti de conditions particulières, pondérées ou même à taux 0 assuré par des établissements publics de crédit. Cela permettrait d’atteindre un montant plus ambitieux du plan qui pourrait ainsi se situer aux alentours de 22 Milliards d’€ sur 10 ans et 30 ans ou plus de remboursement de crédits.
 
Dans ce contexte, la réduction du versement transport qui est une des principales sources de financement des transports collectifs, voulue par le gouvernement, est une véritable ineptie. Un texte de loi allant dans ce sens vient en effet d’être adopté à l’assemblée nationale. D’un côté les recommandations du Grenelle de l’environnement et l’augmentation vertigineuse du coût du carburant font exploser la demande en transport collectif, et de l’autre le gouvernement cherche à réduire une des principales sources de financement des transports collectifs. S’il persistait, ce serait un coup très dur porté à l’avenir des transports publics urbains et l’aveu d’une duplicité inacceptable.

 

Publié dans Boissy

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