Les lycéens préparent la journée du 15 mai

Publié le par jack palmer

Vendredi 9 mai, Xavier Darcos a présenté aux syndicats lycéens le "dispositif de réussite scolaire" prévoyant le recrutement, dans 200 établissements en difficulté, de 1 500 assistants pédagogiques. Sans augmentation budgétaire… "Je ne crée aucun emploi nouveau", a souligné Xavier Darcos.

Des "avancées" mais aucune réponse sur les postes

A l’issue de la réunion, l’UNL et la FIDL, les deux principales organisations lycéennes, ont salué le dispositif annoncé, parlant de "premières avancées" et de "plusieurs victoires".

En revanche, cet accord a mis de côté la suppression de 11 200 postes. La FIDL, qui maintient son appel à manifester le 15 mai, a indiqué que la mobilisation "s’arrêterait là pour les lycéens" pour cette année scolaire. L’UNL, premier syndicat lycéen, appelle à la mobilisation le 15 mai et a indiqué que son syndicat "reste mobilisé".

En l’absence d’accord sur les suppressions de postes, le ministre de l’éducation nationale a cherché à décrisper les relations avec les lycéens. Xavier Darcos a par ailleurs confirmé le maintien du brevet d’études professionnelles (BEP) et promis l’instauration d’une épreuve de rattrapage pour le baccalauréat professionnel à partir de la rentrée 2009. Selon l’UNL, il a également promis la mise en place d’un statut du lycéen, avec la mise en place d’une carte nationale du lycéen ouvrant divers droits (culture, transport…).

Sans réglement sur le fond, il y a fort à parier que la mobilisation le 15 mai des lycéens mais également de tous les personnels de l’éducation appelés par leurs organisations syndicales à l’action soit massive.

Le 15 mai : une date référence

Dans la perspective de la journée d’actions du 15 mai, avec les principales fédérations enseignantes et de fonctionnaires, les lycéens manifestaient le mardi 6 mai "pour préparer cette journée en montrant que les lycéens ne désarment pas", a indiqué l’Union nationale lycéenne (UNL).

A Paris, ils étaient 5 000, près de 3 000 à Toulouse, 2 500 à Orléans, 1 800 à Rouen, 1 000 à Grenoble, 500 à Toulon… et des rassemblements dans une trentaine de villes.

Alors que c’est à Paris et en région parisienne que le mouvement a commencé puis pris de l’ampleur début avril, les troupes n’étaient pas au complet dès ce mardi dans la capitale, a reconnu le responsable lycéen estimant qu’"il faut être réaliste parce que les lycéens sont rentrés lundi de vacances".

"Les lycéens ont envie de faire du 15 mai une très grosse mobilisation, une date référence", a-t-il affirmé.

Dans un communiqué, la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl) a de son côté rappelé que "les lycéens se mobilisent contre les suppressions de postes prévues à la rentrée 2008 et contre les suppressions envisagées au budget des années à venir".

Après avoir rencontré à deux reprises la Fidl et l’UNL avant les vacances franciliennes, le ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos a reçu les représentants des organisations syndicales vendredi en annonçant le soutien de 1500 assistants pédagogiques. Il a toutefois refusé de revenir sur les plus de 11 000 suppressions de postes d’enseignants à la rentrée prochaine.

Publié dans service public

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article