Ceci N’EST PAS un poisson d’avril ! Malheureusement.

Publié le par jack palmer et bellaciao

Travailler plus, pour gagner plus, c'est vraiment la débandade ... à l'heure où le gouvernement décide de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux, on rappelle des pensionnés !

Ceci N’EST PAS un poisson d’avril ! Malheureusement. Plusieurs internautes sont persuadés qu’il s’agit d’un poisson d’avril. Pourtant, c’est la triste vérité.

Je recopie un article de L’Express :

" L’académie d’Ille-et-Vilaine après celle de Créteil, a décidé de rappeler des enseignants à la retraite pour assurer des remplacements dans le primaire. Une initiative qui suscite la révolte du syndicat majoritaire des instituteurs, le SnuIPP.

Des enseignants à la retraite pour remplacer les professeurs du primaire absents. C’est la solution retenue par l’académie d’Ille-et-Vilaine pour contenter les parents d’élèves du département, inquiétés par la recrudescence des absences non remplacées dans les écoles publiques.

Un potentiel de remplacement inférieur aux départs en congés.

"Il y a eu cette année une augmentation de 30% des congés maladies et de 40% des congés maternités, par rapport à l’année dernière. Cette croissance est plus importante que le potentiel de remplacement. Alors, nous avons lancé un appel aux retraités de ces trois dernières années", justifie l’inspecteur d’académie Jean-Charles Huchet.

En association avec le recteur d’académie, il dit avoir "cherché une réponse simple et pragmatique" au problème de manque de personnel dans les écoles du département. Près de 300 courriers auraient été envoyés aux professeurs récemment partis à la retraite.

Selon l’académie, les retraités volontaires pourront effectuer des remplacements au maximum 200 heures dans l’année. La lettre qui leur a été envoyée précise que cette activité est désormais compatible avec la fonction de retraité de la fonction publique.

Le principal syndicat du primaire discute la gestion de l’académie.

Le principal syndicat du primaire, le SnuIPP (Syndicat National Unitaire des Instituteurs, Professeurs des Ecoles et d’enseignement général de collège), a jugé "choquante" cette décision de l’académie. "Surtout quand on se bat pour le recrutement" a précisé Evelyne Forcioli, secrétaire départementale du SnuIPP. L’Education nationale "propose aux enseignants retraités de faire des vacations alors qu’un fonctionnaire sur deux, parti à la retraite, n’est pas remplacé. C’est contradictoire", précise-t-elle. "Les jeunes recrutés font des enfants. C’est une situation qui était prévisible et qui révèle la mauvaise gestion de l’académie", estime-t-elle par ailleurs.

Le quotidien Ouest-France a recueilli les réactions des potentielles recrues. Parmi les enseignants à la retraite qui ont reçu l’appel de l’académie, certains se disent "indignés" et regrettent cette solution qui nuit à l’embauche de jeunes professeurs. Une ancienne institutrice pointe également le fait que les professeurs, recrutés par l’académie pour leur "expertise", ont parfois "coupé" avec les nouveaux programmes et peuvent en conséquence "ne plus être aptes".

http://www.lexpress.fr/info/quotidi...

 

Voir par là, la réponse des enseignants, des élèves et de leurs parents.

Postes d’enseignants : Massacre à la tronçonneuse

Mis en ligne : 1er avril
11 000 suppressions de postes dans l’éducation nationale en 2008, 16 000 pour 2009 : c’est du massacre à la tronçonneuse. Pourtant Fillon continue de dire qu’il n’y aura pas de plan de rigueur mais une « gestion sérieuse » ! Ce que le porte parole du gouvernement appelle « une lutte intelligente contre les dépenses publiques inefficaces ». Il met sans doute au compte de ces dépenses publiques inefficaces ces 27 000 postes...

Et combien à ce compte de dépenses inefficaces dans les hôpitaux publics, à la Poste, dans les transports, combien de postes à supprimer dans cette « lutte intelligente » ?

En fait l’UMP et le gouvernement prennent les Français pour des...niais ! A supposer même que les impôts, qui financent les services publics, n’augmentent pas, qu’en est il si les services publics sont en régression ? Il se passe tout simplement que l’on en a moins pour le même prix. On paie les mêmes impôs mais le service n’est plus là. C’est un tour de passe-passe, une sorte de coup de j’arnaque. D’autant que les usagers vont payer doublement. Par l’impôt donc mais aussi parce que moins de services publics, c’est pour les plus modestes des coûts supplémentaires, l’obligation dans nombre de cas de recourir au privé en payant de sa poche. C’est de la rigueur !

C’est aussi une stratégie. Le déficit public existe. Le Chef de l’Etat, le gouvernement, la majorité ont largement contribué à le creuse avec le paquet fiscal voté en juillet dernier. Envisagent-ils sa remise en question ? En aucune manière à moins qu’ils n’y soient contraints et forcés, qui sait ? Car c’est cela leur politique. Servir les riches, faire payer les autres. Ce n’est pas par hasard que Fillon avait annoncé que la France était en faillite. Que Sarkozy claironne à toute occasion que les caisses sont vides. Et pendant ce temps les revenus financiers sont sacrés. Le déficit, justifié en outre par la crise sur les places financières internationales, est précisément invoqué pour « accélérer les réformes ».

Mais dans quel sens vont-elles, qu’il s’agisse des retraites, de la santé, de l’éducation nationale si ce n’est vers la réduction permanente du périmètre public au profit du privé ? Ces territoires encore préservés sont d’énormes sources de profits. Déjà dans la santé les cliniques privées prennent le dessus sur les hôpitaux. Une conseillère du Président ne faisait pas mystère l’an dernier qu’elle privatiserait bien tout le système d’éducation. Les lycéens dans la rue, leurs professeurs ne s’y trompent pas.


Contre les suppressions de postes



 

Publié dans Société Politique

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