Petite reflexion des communistes de Boissy « Travaillons à une union de la gauche innovante »

Publié le par patrick

Et à Boissy saint Léger dans tout ça ? petite reflexion rapide à 2 jours de la mise en place du nouveau Conseil municipal, et de l'election du Maire et de ses adjoints.

Nous devons nous féliciter d'avoir sortis la droite UMP de cette mairie, qui régnait sans partage depuis 13 ans.
Nous releverons quelques décalages dans cette victoire, même si notre liste a pris la seule décision responsable de ne pas rester au deuxième tour, et assurer la défaite d' Urbain.
Une vision des résultats du deuxième tour nous informe de pertes importantes du report de voix dans de très nombreux bureaux de votes. Ce non report se situe entre 10 % (Chataigners 4) et 21% (Bois Clary 3). Ce phénomène est trop important pour ne pas avoir été "volontairement" initié. L 'avenir nous le confirmera surement.
Dors et déjà et par exemple, sur Prévert 6,  quand Rossignol (cantonnale) gagne 17 voix, Charbonnier (municipale) en récupère 50 ? Ecart trop important pour l'expliquer par le vote "communauté européenne".
Au fil du temps la population saura nous expliquer ce phénomène qui nous surprend et s'il se confirme comme de nombreux murmures se propagent. L' application de la démocratie locale et citoyenne, pronée par les 4 listes sera une nouvelle bataille à mener.
Nous estimons avoir été porteur du résultat du premier tour, et avons prouvé nos capacités à attirer et motiver les votes sur notre liste. Certes celà peut sembler péremptoire, quand la deuxième liste "de la petite gauche"(je l'ai entendu plusieurs fois/péremptoire...) nous devance de 143 voix.
Cette liste est arrivée sans bilan ni "casseroles", sans expérience certes, mais aussi sans erreur. Elle n'a qu'un "futur" à offrir qui n'a pas laissé place à la critique pouvant drainer ainsi la jeune génération. Mais aujourd'hui, leur responsabilité est immense pour ne pas décevoir.
Monsieur Charbonnier a été un catalyseur de ce que tous les Boisséens voulaient entendre, sans l'appui de parti politique et le clacissisme s'y afférant. Même si la politique n'est jamais que des compromis sans renoncer à ses idées. Les communistes de la ville vont s'inscrire dans cette démarche riche d'enseignements au cours de cette campagne électorale unique dans la ville, de mémoire de vieux militants.
Nous ne ferons pas non plus l'impasse des complications liées aux deux listes de gauche, sans se poser la question de l'arrivée à la Mairie d'une liste sans le PS, le PC et les Verts. C'est le premier conseil municipal depuis la Libération ou la gauche traditionnelle n'a aucun élu. Est-ce que nous avons été manipulés, ou est-ce une faible implication dans la vie locale de ces deux dernières mandatures que les Boisséens nous on fait payé. II n'empêche que le thème du "parachutage" rabaché à longueur d'affichette et de "ragots" divers et variés ont bloqués en partie notre discour anti UMP. Celà a continué sur la pseudo négociation du deuxième tour, sans omettre bien sur les contacts tentés auprès de deux de nos militants pour essayer de les intègrer sans passer par notre organisation politique.
A ce jour la situation nous semble instable et contradictoire, nous laissant dans l'expectative la plus totale.
Par contre dès lundi matin, des personnes nous ont témoigné de leur gratitude, nous laissant penser que nous avons, gagnés. en visibilité dans la ville. Les habitants voulaient un vrai programme de gauche, celui de Charbonnier leur a plu car il en est, même si le lendemain ils ont été surpris d'avoir mis cette liste aux manettes de la ville. C'est ainsi, et nous ne reviendrons pas sur le résultat. Il n'empêche qu'une inquiètude s'est affichée, dont nous ne sortirons qu'en faisant vivre les promesses données, et en renforçant les rangs de notre parti sur la ville. Nous nous ferons fort de travailler
à une union dans des formes innovantes et une pratique de démocratie participative quotidienne.

Marie-George Buffet « Travaillons à une union de la gauche innovante »

Lors d’une conférence de presse, Marie-George Buffet a tiré les leçons des résultats du Parti communiste aux cantonales et municipales.

« La défaite de la droite dimanche est une formidable occasion de développer les luttes sociales en cours » . Marie-George Buffet, en tirant devant la presse les leçons des scrutins municipaux et cantonaux, a appelé l’ensemble des élus communistes à se joindre aux manifestations du 29 mars pour défendre les retraites et à mobiliser leurs concitoyens pour en assurer le succès.

S’appuyant sur les résultats des communistes, les présidences de deux conseils généraux, l’Allier et le Val-de-Marne, les 91 villes de plus de 9 000 habitants dirigées par un communiste, « les 13 000 élus communistes largement dépassés », les plus de 9 % de suffrages réalisés aux cantonales, la secrétaire nationale du PCF a rappelé qu’avant le premier tour, « dans les pronostics l’orange avait une très belle cotte ; mais au final, c’est le rouge qui arrive nettement en troisième position ». « Avec tous ces élus, le Parti communiste dispose des moyens pour être utile aux populations, insiste la dirigeante communiste. Ils sont autant de points d’appui pour faire échec aux projets de la droite, permettre de vivre mieux dans les villes et les départements et de créer des territoires populaires de pointe, modernes dans leur gestion démocratique et agréable à vivre. » Marie-George Buffet a invité la gauche à se « garder de toute sorte d’euphorie ». Elle repère dans l’abstention « un déficit de l’offre politique et un doute sur la capacité de répondre aux attentes ».

Répondant aux questions des journalistes portant essentiellement sur les difficultés de l’union de la gauche, Marie-George Buffet a réaffirmé qu’elle ne croyait pas que l’avenir soit dans des alliances avec le centre. Elle a noté qu’à Grenoble ou à Montpellier, ce choix du PS de s’ouvrir au Modem, n’avait pas créé de grandes dynamiques mais « plutôt des résultats plus serrés ».

« L’avenir est dans une gauche qui ne reproduit pas l’union de la gauche comme dans les années 1970 ou 1980, mais dans une union des forces de gauche qui s’ouvre à des citoyens engagés dans des activités sociales et associatives. Travaillons à une union dans des formes innovantes et une pratique de démocratie participative quotidienne ».

Dans les villes perdues par le Parti communiste et dans le département de Seine-Saint-Denis, la secrétaire nationale du PCF a précisé que son parti « ne fera pas le jeu de la droite : les populations n’ont rien à en attendre ». Pas d’attitude de revanche donc vis-à-vis du Parti socialiste, mais des exigences de contenus. « En Seine-Saint-Denis, nous serons avec les 13 conseillers généraux communistes, porteurs de nos propositions, de nos combats, et nous partons à la reconquête du conseil général », a-t-elle précisé.

« Nous allons regarder de près là où nous avons tardé, mais nos résultats montrent que nous avons renouvelé nos pratiques, que nos gestions ne sont pas périmées », estime Marie-George Buffet. Elle annonce que le prochain conseil national débutera non par le rapport mais par des auditions de nouveaux élus et de candidats communistes ayant mené des campagnes conquérantes. « Ce sont des élections locales, conclut Marie-George Buffet. Mais ces pratiques nouvelles locales, n’est-ce pas aussi cela dont nous avons besoin au plan national ? N’y a-t-il pas un fossé trop profond entre le discours d’un élu local, et le discours politique national trop peu ancré dans les réalités ? »

Olivier Mayer

Publié dans Elections 2008

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